Les négociations dans le secteur public, c’est parti!

Les négociations dans le secteur public dans le but de renouveler les conventions collectives des quelque 400 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois sont en marche. Déjà à la FTQ, les équipes de négociations sont au travail. Quatre de nos syndicats affiliés représentent des personnes salariées dans le secteur public : le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Nos organisations syndicales représentent des travailleurs et travailleuses dans les secteurs de l’éducation et de la santé et des services sociaux : services auxiliaires, services de garde, soutien technique et paratechnique, administration et travail de bureau, restauration, préposés, ouvriers spécialisés, cuisiniers, cols blancs, cols bleus, concierges, professionnels et techniciens dans la santé, personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires, etc.

Infos-négos

Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives dans le secteur public se poursuivent toujours. Nous avons procédé à un dépôt global au cours du mois de juillet afin de relancer les pourparlers alors que les négociations piétinaient jusqu’ici. Nous avons présenté des demandes qui sont réalistes et pragmatiques, ainsi que des solutions pour rebâtir maintenant nos services publics.

À la veille d’une rentrée scolaire comportant bien des inquiétudes et d’une possible deuxième vague de COVID-19 qui mettra à nouveau à rude épreuve le personnel du réseau de la santé, de l’éducation et des services sociaux, les affiliés de la FTQ ont convié le gouvernement à mettre tous les efforts pour régler la négociation, et ce, au cours des prochaines semaines. Le moment est venu de concrétiser les intentions maintes fois exprimées par ce gouvernement. Ce dernier investira des montants sans précédent en infrastructures pour relancer l’économie : 14 milliards de dollars au cours des prochaines années. Il est temps de reconnaître le travail du personnel de la santé et de l’éducation qui, malgré les obstacles et les défis, sont quotidiennement au service de la population québécoise. Nos demandes sont raisonnables et tiennent compte du contexte actuel. Au fil des ans, nous avons à maintes reprises présenté des solutions afin d’améliorer les services publics, solutions qui ont malheureusement été trop longtemps ignorées. Le temps est venu d’agir maintenant.

Enjeux prioritaires de la négociation

  • Conciliation famille-travail : mettre fin à la multiplication des horaires atypiques.
  • Rémunération : il faut améliorer l’attraction et la rétention du personnel par de meilleurs salaires et réduire les écarts avec les autres groupes de salariés.
  • Assurances collectives : dans certains types d’emploi, la prime d’assurance collective que doit débourser le salarié peut correspondre jusqu’à 24 % de son salaire, cela doit être corrigé.
  • Création de postes à temps complet : actuellement, dans de nombreux emplois du secteur public, 30 % seulement des postes sont à temps complet. Il faut inverser cette tendance, éliminer la surcharge de travail dû au manque de personnel et améliorer les conditions d’exercice d’emploi.
  • Primes : le gouvernement veut mettre fin aux primes versées aux ouvriers spécialisés, psychologues, préposés aux bénéficiaires ou employés œuvrant auprès d’une clientèle avec de graves troubles de comportement le 30 septembre prochain, ce qui risque de compromettre les services à la population. Ce dossier est au cœur de nos discussions.

Les enjeux sont bien campés. Nos devoirs sont faits. Les solutions sont à portée de main. Les prochaines semaines seront déterminantes quant à la volonté politique réelle du gouvernement d’en arriver à un règlement négocié et ainsi reconnaître enfin le travail des travailleuses et travailleurs de la santé et de l’éducation.

Pour bien informer ses membres et la population de l’état des lieux, la FTQ et ses syndicats affiliés présents dans cette négociation (SCFP, SQEES-298, SEPB et UES-800) lancent une campagne d’information de 6 vidéos qui seront mis en ligne tout au long du mois d’août sur les principaux enjeux de cette négociation, soit : améliorer l’attraction et la rétention du personnel, améliorer les conditions d’exercice d’emploi, éliminer la surcharge de travail et bonifier la rémunération incluant un rattrapage salarial. Une campagne d’affichage viendra compléter cette opération de communication.

Dans la première vidéo, le président de la FTQ, Daniel Boyer, nous livre la chronologie de cette négociation qui a débuté l’automne dernier.

Malgré nos efforts, nous sommes toujours en attente de véritables mouvements de la part du gouvernement.

Dans la deuxième vidéo, le coordonnateur de la négociation et porte-parole de la FTQ à la table centrale, Marc Ranger, directeur québécois du SCFP affilié à la FTQ, explique la démarche.

Jacqueline Anciaes, qui participe aux négociations dans le secteur de l’éducation pour le syndicat UES-800, nous parle de l’impact de la décision de Québec de vouloir abolir les primes à la rémunération

Lucie Thériault, du SQEES-298 qui participe aux négociations dans le secteur de la santé et en éducation, nous parle de l’importance de favoriser la conciliation famille-travail qui passe entre autres par la fin aux horaires atypiques.

Marie-Claude Éthier du SEPB qui participe aux négociations nous parle de l’importance de bonifier la contribution des employeurs aux assurances médicaments des travailleuses et travailleurs.

Frédéric Brisson du SCFP qui participe aux négociations nous parle de l’un des enjeux de cette négociation, soit la création de postes à temps complet.

Vos comités de négociation à la table centrale et aux tables sectorielles poursuivent le travail amorcé l’automne dernier malgré la crise que nous traversons présentement. Vous le savez, la FTQ et ses affiliés dans cette négociation ont répondu à l’appel du gouvernement en mars dernier pour tenter de convenir d’un accord rapidement.

Vos équipes de négociation ont répondu à l’appel du gouvernement, mais force est de constater que nos vis-à-vis patronaux ne sont pas au rendez-vous. Nous avons exploré plusieurs pistes de solutions, proposé des éléments devant permettre de répondre aux attentes de nos travailleurs et travailleuses, mais en vain.

Depuis le blitz de négociation amorcé à la mi-mars, nos équipes en santé et en éducation aux tables sectorielles et à la table centrale ont eu une trentaine de rencontres avec les négociateurs patronaux. Dans le secteur de l’éducation, il y a eu des progrès, mais pas vraiment du côté de la santé. En ce qui a trait à la table centrale où se négocient les salaires, avantages sociaux et la durée de la convention collective, l’offre du gouvernent est tout simplement inacceptable. Dans les faits, Québec est resté sur sa position de décembre dernier. On nous propose bien un contrat de 3 ans au lieu de 5 ans, mais avec une hausse salariale de 5 %, ce qui est bien en deçà de nos demandes.

Nos équipes vont profiter de la fin de semaine de Pâques pour prendre un peu de repos et revenir en forme pour la suite des discussions.

Solidarité,

Vos comités de négociation à la table centrale et aux tables sectorielles de la santé et de l’éducation

Nous avons choisi, à la FTQ, de procéder au dépôt des demandes syndicales en deux temps.

La première partie en octobre, où les sujets du régime de retraite, des congés parentaux et des disparités régionales étaient à l’ordre du jour, et la deuxième, le 11 décembre pour les demandes salariales.

Notre demande salariale a pour but de protéger les salaires contre l’inflation avec une participation à l’enrichissement et un rattrapage sur les salaires au pour un total de 12,3 % pour les trois années de la convention collective.

Pour apporter une amélioration dans le domaine de l’attraction et la rétention de personnel, nous proposons aussi au gouvernement un ajustement de la courbe salariale de l’ordre de 1,1 % pour favoriser les maximums salariaux des bas salariés et les salaires d’entrée des plus hauts.

De son côté, l’État propose 7 % d’augmentation générale pour 5 années de contrat et ouvre la porte pour bonifier les salaires de deux groupes particuliers. Les enseignants d’une part, et les préposé-e-s aux bénéficiaires d’autre part, mais seulement ceux en CHSLD, et les auxiliaires sociaux et en services de santé.

Le souhait du Trésor dans cette rubrique est de mettre sur pied des forums de discussion intersyndicaux et patronaux pour déterminer comment appliquer des augmentations différenciées sur ces groupes mentionnés dans leurs promesses électorales.

De plus, sans être clair, le dépôt patronal laisse planer des changements au régime de retraite alors qu’il affiche des surplus qui en confirment la bonne santé financière.

Il est évident que nous sommes très insatisfaits d’une offre salariale qui ne rejoint pas l’inflation et qui propose un appauvrissement général des salarié-e-s de l’État, alors que les indicateurs économiques sont à la hausse et que des surplus budgétaires sont disponibles.

Des discussions sont en cours, mais nous ne voyons pas d’un bon œil notre éventuelle participation à des forums qui auront pour but de gratifier certains emplois au détriment des autres.
Notre proposition de structure salariale fait parfaitement le travail et ne laisse personne dans le caniveau.

L’hiver sera sûrement riche en rebondissements et nous vous invitons à demeurer attentifs et attentives aux appels que nous ne manquerons pas de lancer pour nous mobiliser et faire connaitre nos exigences.

Communiqués de presse

Montréal, le 2 juin 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’étonne de la stratégie du gouvernement qui, jour après jour dans ses conférences de presse sur la COVID-19, ne cesse de s’attaquer aux organisations syndicales en dénigrant leurs revendications dans le cadre de la négociation dans le secteur public.

Dire que les syndicats critiquent le gouvernement parce que les salaires offerts dans les CHSLD sont trop élevés, c’est carrément risible. « C’est complètement farfelu, je ne connais pas une organisation syndicale prête à rejeter des hausses salariales pour les travailleurs et travailleuses qu’elle représente. Ce n’est pas l’offre salariale des préposés en CHSLD qui est trop élevée, c’est l’offre pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur public qui n’est pas à la hauteur des sacrifices et du travail accompli », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le premier ministre ne cesse de répéter qu’il veut hausser les salaires des préposées aux bénéficiaires en CHSLD à 26 $ l’heure. Or, nous attendons toujours le dépôt d’une véritable offre salariale à 26 $ l’heure. « Québec discrimine l’ensemble de la profession en réservant l’augmentation de salaire au seul personnel en CHSLD. Comme si les préposées des autres établissements ne pratiquaient pas le même métier avec les mêmes contraintes, comme si les bas salariés du secteur public, en majorité des femmes, n’étaient pas assez bien aux yeux du gouvernement pour mériter un salaire décent », ajoute le président de la FTQ.

« Le gouvernement doit mettre fin à sa campagne de dénigrement des organisations syndicales, négocier de bonne foi et mettre sur la table ce qu’il prétend offrir aux travailleurs et travailleuses », conclut Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Montréal, le 19 mai 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans les négociations du secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB et UES 800) rendent publiques leurs dernières demandes déposées cet avant-midi aux représentants du Conseil du trésor.

Pour la FTQ, ce dépôt ouvre la porte à un règlement gagnant-gagnant pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs que nous représentons, tout en respectant les paramètres souhaités par le gouvernement, particulièrement dans le cas des préposées aux bénéficiaires. « Plus rien n’empêche maintenant le gouvernement de conclure positivement cette négociation. En bonifiant les rangements pour les préposées via la Loi sur l’équité salariale, nous atteignons l’objectif d’une hausse salariale de 12 %, pouvant atteindre 25 $ l’heure ce qui répond exactement à la commande du premier ministre », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

Par ailleurs, c’est en tenant compte de la crise actuelle que la FTQ a déposé une demande de hausse salariale pour l’ensemble des travailleurs de 2 % par année pour un contrat de 3 ans, plus 0,87 % pour améliorer la rémunération des bas salariés.

« Ce que nous proposons au gouvernement est juste et équitable pour les travailleuses et travailleurs que nous représentons en santé, en éducation et dans les services publics. Le projet d’entente prévoit également une amélioration des conditions d’exercice d’emploi pour le personnel du secteur public. Tout cela ne pourra qu’améliorer l’attraction et la rétention des travailleuses et travailleurs. Nous sommes dans l’action et il appartient désormais au gouvernement, au premier ministre, de démontrer clairement qu’il a bien entendu le cri du cœur des travailleurs en disant oui à notre proposition », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Je suis un bloc de texte, cliquez

Montréal, le 7 mai 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) accueille positivement les nouvelles mesures annoncées par le premier ministre François Legault et le président du Conseil du trésor Christian Dubé en ce qui a trait aux nouvelles primes pour une partie du personnel de la santé, dont les préposées aux bénéficiaires.

Lors de la conférence de presse de cet après-midi, le président du Conseil du trésor a été on ne peut plus clair en mettant sur la table une offre d’augmentation salariale de 12 %. « On est en train de vous dire que la base, ici là, c’est 12 %. Puis en plus, on dit : étant donné qu’on vit une situation exceptionnelle, on rajoute à cette rémunération-là une prime exceptionnelle qui est due aux zones rouges, à la difficulté qu’on a, et, comme notre premier ministre l’a dit tantôt, cette augmentation-là va monter jusqu’à 30 %. »

« Bien que tout cela soit positif, il va falloir que la proposition de 12 % de hausse salariale soit maintenant déposée à la table de négociation si le gouvernement ne veut pas hypothéquer sa crédibilité. Comme le dit si bien l’adage, le diable est dans les détails. Mais il n’y a pas que l’argent qui est en jeu. Il est urgent d’améliorer les conditions d’exercice d’emploi dans le secteur de la santé, particulièrement pour les préposées aux bénéficiaires si on veut favoriser l’attraction et la rétention du personnel dans les établissements », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

« Aussi, dans cet exercice, il ne faut surtout pas oublier les travailleurs et travailleuses des autres corps de métiers dans le public comme dans le privé qui se dévouent auprès de la population et qui luttent contre le coronavirus dans les établissements, pas seulement en période de crise, mais tous les jours. Ces travailleurs et travailleuses, en majorité des femmes, ont également droit à la reconnaissance », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

ur le bouton \ »éditer\ » pour me modifier. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Montréal, le 27 avril 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte de la décision du gouvernement de rouvrir graduellement les activités pour le préscolaire et les écoles primaires. Cependant, la reprise des activités devra se faire en toute sécurité pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses qui vont œuvrer auprès des enfants, que ce soit pour le personnel de l’éducation, en service de garde, dont les CPE, ou les chauffeurs d’autobus.

« Les travailleurs et travailleuses que nous représentons sont inquiets et c’est normal, c’est pourquoi le gouvernement doit s’assurer que tous et toutes puissent reprendre leurs activités en toute sécurité. Cela veut dire mettre en place des règles strictes de déconfinement et de mettre à la disposition du personnel tout l’équipement de protection nécessaire pour éviter de se contaminer et de contaminer les enfants et les proches des travailleurs et travailleuses de retour à la maison », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Par exemple dans certains services comme les services de garde et les CPE, la distanciation sociale est impossible à tenir. « Actuellement, les éducatrices n’ont que des gants pour aller au front, elles n’ont pas de masque, pas de visière et pas de vêtement de rechange. Dans le transport scolaire, le personnel est souvent âgé, à la retraite ou à la préretraite, il faut aussi prévoir des mesures afin de rassurer les hommes et les femmes en éducation, les professionnels, le personnel administratif ou de soutien qui auront à donner des services aux enfants. Les gens que nous représentons ne veulent pas devenir les cobayes de l’exposition communautaire », conclut le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Montréal, le 15 avril 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et les syndicats affiliés qu’elle représente dans le secteur public invitent le gouvernement à négocier les primes COVID-19 des travailleuses et travailleurs qui mettent leur sécurité et leur santé en danger pour prendre soin de la population, des personnes âgées en particulier.

Le personnel que nous représentons applaudit l’arrivée sur le terrain de nouveaux bras, qu’ils soient médecins spécialistes ou non. Cependant, ils sont outrés et insultés du fait que le gouvernement ait rapidement et sans hésiter négocié et accordé une rémunération de 2 500 $ par jour à ces derniers. Les autres travailleurs et travailleuses de la santé n’ont pas eu droit au même traitement. C’est en imposant, par arrêté ministériel et sans aucune négociation, que le gouvernement a statué des primes de 4 % et de 8 % pour les travailleurs et travailleuses qui sont bien souvent les plus bas salariés du secteur public.

« J’espère que le gouvernement n’est pas étonné que nos travailleurs et travailleuses soient en maudit. Comme stratégie de démobilisation, on ne fait pas mieux », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Pour la FTQ, il est urgent de s’asseoir, de négocier et de bonifier les primes COVID-19 afin que les travailleurs et travailleuses de première ligne restent mobilisés et volontaires pour prendre soin de nos personnes âgées, bien souvent dans la crainte de contaminer leur famille, leurs enfants. Des centaines de travailleurs et travailleuses sont sur le carreau, épuisés, luttant contre le coronavirus ou sont en quarantaine. Le sacrifice de tous ces travailleurs et travailleuses doit être reconnu », ajoute Daniel Boyer.

« Monsieur le premier ministre, nos équipes de négociation sont prêtes à travailler jour et nuit afin de trouver un terrain d’entente. C’est une main tendue que nous vous offrons », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Montréal, le 3 avril 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) prennent acte des primes annoncées par le gouvernement pour une partie de celles et ceux qui prennent soin de la population en cette période de crise, mais soulignent que des milliers de travailleurs ont été oubliés dans cette démarche. Ces primes doivent être accessibles à l’ensemble du personnel des services essentiels.

« À la FTQ, on ne comprend pas la logique du gouvernement qui dit vouloir “encourager et reconnaître les efforts du personnel de la santé”. Les primes de 4 % et de 8 % annoncées par le gouvernement sont bien en dessous de ce qui est réclamé par les travailleuses et travailleurs. Ce que le personnel luttant contre le coronavirus réclame, c’est une prime de “services essentiels” applicable à tous, même en éducation, en particulier pour les services de garde. Puis, une prime de risque supérieur pour ceux et celles qui désinfectent des chambres COVID-19, les préposés aux bénéficiaires, les infirmières et autres », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

« Actuellement, c’est comme si tous ces travailleurs et travailleuses n’avaient pas à lutter contre un virus mortel, alors qu’ils prennent les mêmes risques pour leur santé et sécurité, et pour leur famille. Le gouvernement aurait dû avoir à cœur de reconnaître le dévouement et les sacrifices de tous les titres d’emploi tant en santé qu’en éducation. Comment expliquer que le personnel des services de garde d’urgence qui se met à risque pour permettre au personnel de la santé de soutenir l’effort collectif soit totalement oublié ? Elle est où l’appréciation du travail et la reconnaissance ? », d’interroger le président de la FTQ.

« Si nous saluons les primes de 4,00 $ aux préposés aux bénéficiaires des résidences privées, nous soutenons que Québec aurait pu faire l’effort d’étendre cette mesure aux autres catégories de travailleurs de ce secteur qui sont par exemple à la cuisine ou à l’entretien ménager », ajoute Daniel Boyer.

« Par ailleurs, le gouvernement aurait pu, bien avant l’échéance des conventions collectives à la fin mars, prolonger les ententes sur les primes comme nous l’avons réclamé depuis le début des discussions. Il faut aussi déplorer que les primes COVID-19 aient été décrétées par un arrêté ministériel. Tout cela nous a fait perdre un temps précieux », déplore le président de la FTQ.

« Cela dit, nous maintenons les canaux de communications ouverts et sommes prêts à négocier en tout temps avec le gouvernement pour conclure un accord dans le meilleur intérêt de toutes et de tous », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Montréal, le 21 mars 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) reçoivent avec consternation l’arrêté ministériel dans le secteur de la santé adopté ce samedi par le gouvernement du Québec. La FTQ regrette cette décision du gouvernement. Pour nous, il est urgent de mettre en place des mesures mobilisantes afin de soutenir le travail des femmes et des hommes qui œuvrent au quotidien afin de minimiser les impacts de cette crise.  En ce sens, la FTQ salue le dévouement dont fait preuve ses membres et met en garde le gouvernement contre l’application de mesures prématurées dont l’effet serait néfaste.

« Pour la FTQ, il est important que les administrateurs comprennent bien qu’ils devront favoriser en tout temps le volontariat plutôt que la contrainte pour assurer le bon fonctionnement du système de santé. De son côté, le gouvernement a le devoir d’agir de façon responsable et de diffuser les bons messages aux gestionnaires pour ne pas démobiliser les travailleuses et travailleurs de la santé qui se dévouent sans relâche auprès de la population du Québec depuis le début de cette crise », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

L’arrêté ministériel donne entre autres aux administrateurs le pouvoir de :

  • Suspendre ou annuler les congés de toute nature incluant les vacances et congés sans solde;
  • Réaffecter le personnel à l’endroit qui sera jugé nécessaire dans le réseau de la santé et des services sociaux ou dans un tout autre lieu désigné;
  • Modifier les horaires de travail afin de permettre à l’employeur de disposer des ressources nécessaires.

Pour la FTQ, ces mesures ne doivent être mises en place qu’en cas d’extrême nécessité.En ce sens, nous invitons les directions d’établissements à convenir avec les syndicats, tel que le prévoit cet arrêté ministériel, des meilleurs moyens pour poursuivre solidairement notre effort collectif, et de les aviser avant qu’une des mesures prévues à l’arrêté ne soit appliquée.

Cliquez pour consulter l’arrêté ministériel 

« Nous le répétons sans cesse depuis le début de cette pandémie, les travailleuses et travailleurs que nous représentons sont en première ligne et font de la santé et la sécurité de tous les Québécois et Québécoises leur priorité. La population du Québec a besoin de ses “anges gardiens” comme aime si bien les appeler le premier ministre. Le gouvernement a la responsabilité de prendre également soin de ces derniers », conclut le président de la FTQ.

 

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Québec, le 19 mars 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés représentant du personnel dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB et UES 800) répondent de façon positive à l’invitation du Conseil du trésor d’explorer avec lui des propositions devant permettre de traverser cette crise dans le respect des travailleurs et travailleuses que nous représentons que ce soit en santé ou en éducation.

« Comme nous l’avons déjà dit au premier ministre lors de notre rencontre de dimanche dernier, les travailleurs et travailleuses de tous les secteurs sont mobilisés et volontaires pour répondre aux défis que nous impose la crise du coronavirus. Nous sommes prêts à entendre le gouvernement, mais le gouvernement doit aussi être prêt à nous entendre. Notre priorité, c’est la santé et la sécurité de tous les Québécois et Québécoises », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

Le gouvernement devra prendre garde de ne pas poser de gestes qui risquent de démobiliser. Nous voulons que les canaux de communication restent ouverts et nos organisations sont disponibles en tout temps pour atténuer le plus possible l’impact de cette crise. Cela doit se faire dans le dialogue, la confiance et le respect.

« Les travailleurs et travailleuses en santé et en éducation qui œuvrent dans les différents établissements sont bien conscients que les prochaines semaines et mois vont être extrêmement demandant. Tous et toutes ont à cœur le bien-être de la population et sont au rendez-vous de jour comme de nuit pour faire en sorte que nous sortions vainqueurs de cette crise. Mais en même temps, les gestes du gouvernement devront faire en sorte que les travailleurs et travailleuses restent mobilisés », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Montréal, le 19 mars 2020. – C’est avec surprise et beaucoup de déception que nous avons pris note de l’arrêté ministériel adopté mardi soir par le gouvernement dans le secteur de l’éducation imposant les conditions de travail des employés affectés à la lutte contre la COVID-19, alors que rien n’annonçait un tel geste de la part de Québec.

Vendredi dernier, des syndicats affiliés à la FTQ (SEPB, SCFP et UES 800) représentant des employés de soutien de plusieurs commissions scolaires, ont négocié avec ces dernières afin d’établir les conditions de travail particulières de ces travailleuses appelées en renfort.

Or, contre toute attente, le gouvernement a édicté mardi un décret qui rend inapplicable toute entente conclue. Ce décret impose également certaines conditions de travail. Ainsi, il permet aux commissions scolaires dans une situation d’extrême urgence d’affecter le personnel à d’autres fonctions, de modifier leur horaire de travail ainsi que leur lieu de travail.

« Nos gens sont bien conscients de la crise que nous vivons, ils sont volontaires et prêts à se dévouer pour atténuer les impacts de cette crise. En agissant de façon unilatérale sans consulter nos organisations, Québec risque de démobiliser les travailleuses et travailleurs du secteur public. Nous l’avons dit au premier ministre dimanche dernier, notre priorité est la santé et la sécurité de tous les Québécois et Québécoises. Nous sommes tous sur la ligne de front et avons bien l’intention d’y rester jusqu’à la fin de la pandémie. Nous sommes prêts à entendre les préoccupations du gouvernement, mais ce dernier doit aussi entendre celles des travailleurs et travailleuses qui sont au front », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Nous sommes conscients que l’urgence de la situation imposait d’agir rapidement et tant les syndicats que les commissions scolaires ont négocié en ayant en tête la bonne marche des activités. Le gouvernement doit agir avec respect envers nos travailleuses et nos travailleurs », concluent les leaders syndicaux du secteur de l’éducation Marie-Claude Arbour du SCFP, Marie-Claude Éthier, présidente du Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB) et Jacqueline Anciaes, représentante pour l’UES 800.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Le premier ministre en conviendra avec nous : rares ont été les occasions, dans l’histoire du Québec, où l’ampleur des surplus budgétaires à notre disposition nous a permis d’édicter de véritables choix de société. Avec des revenus anticipés – de l’ordre de six milliards de dollars pour les huit premiers mois de l’année en cours avant le versement au Fonds des générations – qui dépassent largement les dépenses de l’État, notre gouvernement se retrouve actuellement en excellente posture pour poser les assises du Québec que nous souhaitons collectivement.

C’est dans cette situation économique plus qu’enviable que le ministre des Finances déposera, le 10 mars prochain, son deuxième budget.

Certains nous rétorqueront à coup sûr que le Québec a des obligations en matière de remboursement de la dette publique. Les versements au Fonds des générations ont pourtant permis d’atteindre la cible fixée de 45 % pour le ratio dette/PIB au cours du présent exercice budgétaire, soit six ans avant ce qui était prévu. Le gouvernement est donc passablement en avance dans l’atteinte de ses objectifs de remboursement de la dette. Considérant qu’il dégage des surplus considérables même après le versement au Fonds des générations, nous estimons que cette situation mérite de faire l’objet d’un véritable débat public.

Car nombreux sont les programmes du gouvernement, particulièrement en santé, en services sociaux et en éducation, qui peinent à se relever des années d’austérité imposées par le précédent gouvernement. Nous avions salué, lors du dernier budget, la décision du ministre Girard de rompre avec les années passées en prévoyant une croissance des dépenses supérieure à la hausse des coûts de système. Nous avions néanmoins émis d’importantes réserves à l’égard des prévisions de dépenses pour les cinq années à venir, lesquelles sont nettement en deçà de la croissance des coûts de système et nous font craindre un retour à l’austérité permanente.

Quand on prend conscience du manque criant de ressources en éducation, en petite enfance et en enseignement supérieur, des insuffisances constatées jour après jour par la Commission Laurent ou des interminables listes d’attente dans nos centres de santé, la population du Québec est en droit d’escompter un réel réinvestissement dans nos services publics.

Pour une transition juste

Nous saurons le 10 mars prochain si le gouvernement Legault prend au sérieux la menace des changements climatiques et notre engagement à réduire de 37,5 %, d’ici 2030, nos émissions de gaz à effet de serre. Cet objectif ne sera pas atteint en se croisant les bras – ni les doigts d’ailleurs. Il requiert des gestes bien concrets de la part du gouvernement ainsi que les ressources budgétaires nécessaires. Le prochain budget doit faire une large place aux projets de transport collectif. Il doit soutenir les efforts attendus de nombreux secteurs industriels dans la réduction de leur empreinte écologique. Et, surtout, il doit s’assurer, notamment par l’entremise de soutien en matière de formation continue, que les travailleuses et les travailleurs ne feront pas les frais de cette nécessaire lutte aux changements climatiques.

La transition énergétique n’est pas le seul facteur qui bouleverse nos milieux de travail. Les changements technologiques entraînés par la numérisation et la robotisation de nos processus de production apportent leur lot de transformations de nos emplois. Le gouvernement doit s’assurer que les travailleuses et les travailleurs ne seront pas laissés pour compte en renforçant l’accès aux programmes d’éducation et de formation qualifiante. Les problèmes de rareté de main-d’œuvre rencontrés dans toutes les régions du Québec amplifient cette nécessité.

Enfin, le prochain budget du Québec doit pouvoir répondre aux aspirations de ceux et de celles qui sont au cœur de l’ensemble des missions de l’État. Les compressions budgétaires des années passées ont gravement alourdi leur charge de travail. Les conditions salariales bien peu compétitives rendent extrêmement difficile la capacité de chacun de nos établissements publics à attirer et à retenir la main-d’œuvre. Chaque jour, nos enfants, nos aînés et l’ensemble des citoyennes et des citoyens subissent les contrecoups du manque criant de personnel dans les écoles et les centres de santé et de services sociaux. Le gouvernement peut s’entêter à faire la sourde oreille : seul un sérieux coup de barre dans les conditions de travail et les conditions d’exercice des salarié-es du secteur public rendra ce dernier attrayant pour les travailleuses et les travailleurs. Espérons que le budget d’Éric Girard saura rompre avec les vœux de pauvreté de son collègue du Trésor.

Jacques Létourneau, président de la CSN
Daniel Boyer, président de la FTQ
Sonia Ethier, présidente de la CSQ

Éditorial paru dans Le Monde ouvrier n°133 (hiver 2020)

Le gouvernement du Québec a tenu, le 14 janvier dernier, des consultations prébudgétaires auxquelles la FTQ a participé avec nos confrères et nos consœurs de la CSN, de la CSQ et de la CSD. Nous avons demandé au ministre des Finances Éric Girard un réinvestissement dans nos services publics.

Après les années d’austérité imposées par les libéraux, c’est le temps que la CAQ réponde aux besoins des familles, des citoyens et des citoyennes. Le ministre doit prendre note du faible niveau des dépenses publiques en santé et en éducation par habitant au Québec, en comparaison avec les autres provinces, mais avec une offre de services plus élaborée. Manifestement, les investissements n’ont pas suivi.

En santé et en services sociaux, le constat est plus qu’alarmant. Les centrales ont pointé du doigt le manque criant de ressources et de personnel pour couvrir les besoins et réclament un rehaussement important des conditions de travail en santé. Durant le temps des fêtes, les fi les d’attente ont battu des records dans les urgences du Québec malgré les promesses, la main sur le cœur, de Monsieur Legault lors de la dernière campagne électorale.

En éducation, la FTQ demande davantage de réinvestissements gouvernementaux en faveur de la réussite et de la persévérance scolaires. Du côté de l’enseignement supérieur, nous insistons sur l’augmentation du financement général, particulièrement pour offrir de meilleurs services aux étudiantes et étudiants en situation de handicap ou à besoins particuliers, ainsi que pour octroyer de meilleures conditions de travail en formation continue dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Un réinvestissement majeur est aussi attendu dans les services de garde éducatifs à la petite enfance afin de renforcer le réseau public. Ceci passe notamment par une plus grande reconnaissance des intervenantes en petite enfance, de meilleures conditions de travail et, finalement, l’appui du personnel spécialisé dont elles ont besoin.

La situation économique favorable du Québec permet au gouvernement de donner le sérieux coup de barre nécessaire dans les conditions de travail du personnel du secteur public. L’annonce récente d’un surplus « surprise » de 3,7 milliards de dollars au cours des 7 premiers mois de l’année financière témoigne de la marge de manœuvre dont il dispose. Ce n’est pas avec les offres insultantes déposées par le Conseil du trésor dans le cadre des négociations du secteur public que le gouvernement parviendra à attirer et à retenir la main-d’œuvre nécessaire à nos services publics. Surtout compte tenu du retard de rémunération globale de 6,2 % qu’accusent les salariés du secteur public par rapport au secteur privé.

Nous demandons au gouvernement des augmentations de dépenses de programmes qui prennent en compte à la fois un rattrapage en matière de rémunération, des ajouts de services et de ressources dans les réseaux et la réalisation de ses engagements. Les syndicats clament que les besoins des personnels doivent être pris en compte dans les décisions budgétaires. L’État doit prendre ses responsabilités et s’assurer que les sommes seront disponibles afin d’attirer une relève suffisante dans les ministères et les réseaux, et d’octroyer une juste rémunération et des conditions d’exercice adéquates au personnel qui offre, sur une base quotidienne, les services à la population.

Le gouvernement Legault doit cesser son amateurisme et agir enfin dans l’intérêt collectif. Le premier ministre se dit nationaliste. Qu’il le prouve en réinvestissant dans notre richesse collective.

Solidairement,

Le président, Daniel Boyer
Le secrétaire général, Denis Bolduc

Ce lundi 3 février 2020, par voie de lettre ouverte, le président du Conseil du trésor Christian Dubé a fait le point sur les offres patronales dans le cadre de la négociation des conventions collectives des employés du secteur public québécois.

En particulier, il a critiqué le refus généralisé des syndicats de participer à des « forums de discussion » portant sur les thèmes suivants : la réussite éducative, l’accessibilité aux soins de santé pour les gens en hébergement de longue durée ou recevant des soins à domicile, et la santé globale des salariés du secteur public.

Le ministre peut se rassurer une bonne fois pour toutes : ces thèmes font et feront partie de la négociation en cours. Faut-il le rappeler, les membres de la FTQ sont au service de la population dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, animés par leur sens du devoir et hantés par la peur d’abandonner des personnes en détresse. Alors, oui, bien évidemment, ces thèmes sont aussi les nôtres.

Alors, pourquoi ne pas en parler en forum ? La réponse est une évidence : en négociation de convention collective, si on veut agir efficacement en vue d’un règlement rapide, c’est à la table de négociation que ça se passe. Ce sont les propres lois du gouvernement du Québec qui en ont décidé ainsi. Le processus de négociation a d’ailleurs commencé officiellement le 2 novembre dernier. Les forums, eux, ne seraient que des vitrines, des opérations de relation publique où le gouvernement braquerait les projecteurs sur ses approches, ses mots et surtout ses conclusions. L’exercice serait l’endossement chorégraphié des propositions patronales : le contraire d’une négociation.

Aussi, le ministre se plaint de notre soi-disant refus d’augmentations salariales différenciées et nous accuse de réclamer des augmentations « mur à mur », égales pour tous les employés du secteur public. S’il relit nos propositions déposées le 11 décembre dernier, il y trouvera d’importants ajustements à la structure salariale qui rehausseraient le salaire des bas salariés ainsi que les salaires d’entrée des autres salariés, de manière à corriger les problèmes les plus criants.

Quant à la volonté du gouvernement d’accorder une attention toute particulière aux enseignants et à certains préposés aux bénéficiaires, elle tend à confondre innovation et simplisme. Car au-delà de ces deux professions très visibles et très connues, une multitude d’autres sont également en grave pénurie de main-d’œuvre. Par exemple : les agentes administratives, les éducatrices en service de garde, les électriciens, les cuisiniers, les techniciens en informatique, les concierges, etc. Même s’il est invisible et pernicieux, ce manque de personnel prive bel et bien la population de services vitaux. S’attaquer aux aspects oubliés ou méconnus de la pénurie de main-d’œuvre, ça demande courage, rigueur et patience.

Finalement, nous tenons à rassurer M. Dubé en lui réitérant notre foi dans le processus de négociation en cours. Gouvernement ou syndicats, nous sommes à la croisée des chemins pour l’éducation, la santé et les services sociaux. Ces réseaux ont été gravement endommagés par les compressions et les restructurations du gouvernement Couillard, pour être ensuite abîmés par la concurrence des autres employeurs. La détérioration des conditions de travail et la rareté de la main-d’œuvre ont depuis longtemps dépassé les seuils critiques pour les services à la population. Pour attirer et garder cette main-d’œuvre indispensable, le secteur public doit redevenir l’employeur de choix qu’il n’est plus. Cela est absolument incompatible avec des offres salariales en deçà de l’inflation.

Pour répondre au désir de changement et aux priorités des Québécois, il faut rebâtir notre capacité comme société de prendre soin de nos aînés, de nos enfants et de nos personnes malades. La responsabilité du gouvernement et des syndicats est gigantesque et c’est pourquoi il faut travailler d’arrache-pied là où ça se passe : à la table de négociation.

Québec, le 10 janvier 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés représentant du personnel dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB et UES 800) ne voient pas l’utilité des trois forums de discussion sur les priorités gouvernementales annoncés par Québec lors du dépôt de ses offres dans le cadre des négociations dans le secteur public qui s’amorcent, et n’ont donc pas l’intention d’y participer.

Les forums tels que proposés sur la santé des salariés, sur la réussite éducative et sur l’accès aux soins pour les personnes en hébergement de longue durée ou recevant des soins à domicile ne sont qu’une distraction inutile à ce moment-ci, alors que nous sommes en pleine période de renouvellement des conventions collectives. « La FTQ veut parler de ces sujets, mais on veut en parler à la bonne place et c’est aux tables de négociation que cela doit se faire. D’ailleurs, depuis le temps qu’on en parle, le gouvernement sait déjà ce qui doit être fait pour améliorer les services à la population et le sort des travailleurs et travailleuses du secteur public. Il faut embaucher du nouveau personnel, améliorer les conditions d’exercice d’emploi et mieux les rémunérer », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

« L’échéance des conventions collectives, le 31 mars prochain, arrive rapidement. Plutôt que de discuter dans des forums de sujets qui concernent la négociation, nous proposons de s’atteler à la tâche et de redoubler d’efforts afin de conclure rapidement nos conventions collectives », ajoutent le président par intérim du SCFP-Québec, Benoit Bouchard, et la présidente du SQEES-298, Sylvie Nelson.

« Les sujets mis à l’agenda par le Conseil du trésor sont trop importants pour être discutés à l’extérieur du cadre des négociations et font déjà l’objet de propositions qui ont été déposées aux tables sectorielles par nos organisations syndicales. Des propositions visant justement à régler les problématiques que soulève le gouvernement. Pour nous, ces forums de discussion risquent de bloquer les négociations et de nous faire perdre un temps précieux », soulignent Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB, et Raymond Larcher, président de l’UES 800.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Montréal, le 12 décembre 2019. – Les demandes salariales du personnel du secteur public affilié à la FTQ (SCFP, SQEES-298, SEPB et UES 800), à 4,1 % par année pour un contrat de 3 ans, sont plus que raisonnables et tiennent compte de la capacité de payer du gouvernement. En offrant 7 % d’augmentation pour un contrat de 5 ans, le Conseil du trésor se moque des travailleuses et travailleurs qui tiennent à bout de bras les services publics en éducation et en santé.

« Avec cette proposition, le gouvernement ne prend pas au sérieux tout le travail et les difficultés auxquelles sont soumis les travailleuses et travailleurs. C’en est assez, les hommes et les femmes qui, jour après jour, sont au poste pour prendre soin, éduquer, entretenir les infrastructures, soutenir les services publics méritent plus de respect et de reconnaissance. On ne peut plus fermer les yeux sur la dégradation des réseaux, le gouvernement joue avec le feu. Écoles en décrépitude, eaux contaminées au plomb, surcharge de travail partout dans les réseaux, ça va prendre encore combien de scandales et de faux pas pour que le gouvernement comprenne qu’il faut redresser la barre? Il faut rebâtir les services publics et vite », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Il faut valoriser les conditions d’exercice d’emploi, embaucher du nouveau personnel et cela passe par de bonnes conditions de travail et des salaires décents. Ministres et députés devraient sortir de leur tour d’ivoire et aller sur le terrain pour constater ce qui se passe. Allez donc passer une journée dans un centre pour personnes âgées, une école, un service de garde, dans une cuisine, non pas pour placoter avec les directions, mais pour constater combien les travailleuses et travailleurs sont dévoués, consciencieux, au service de la population et malheureusement épuisés et désabusés par le manque de reconnaissance », ajoute le président de la FTQ.

« Comment voulez-vous qu’on améliore l’attraction et la rétention du personnel avec ce qui est sur la table ? Nous estimons que nos demandes salariales répondent en partie à ce problème. En rémunérant les travailleuses et travailleurs comme il se doit, on se donne un peu plus de chance d’attirer de la main-d’œuvre et de maintenir en poste celles et ceux qui travaillent dans les services publics », conclut le président de la FTQ.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Québec, le 11 décembre 2019. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés du secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) déposent leurs demandes salariales en vue des prochaines négociations dans le secteur public. Ainsi, les travailleuses et travailleurs réclament une hausse de salaire de 4,1 % par année pour un contrat de 3 ans afin de rattraper le retard salarial par rapport au secteur privé et pour atteindre un enrichissement réel. Cette augmentation inclut un minimum de 2 % pour l’ajustement à l’indice des prix à la consommation. De plus, la FTQ réclame une amélioration globale de 1,1 % de la structure salariale pour les bas salariés ainsi que pour les salaires d’entrée pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs. Pour la FTQ, ces demandes répondent en partie aux problèmes d’attraction et de rétention du personnel dans le secteur public.

« Le message est clair : le gouvernement de la CAQ doit mettre fin à l’ère d’austérité qui a tant fait mal aux services publics, aux travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation. Le personnel est épuisé et tient les réseaux à bout de bras. Je l’ai dit à de multiples reprises et le répète ; si rien n’est fait, nous nous dirigeons droit dans un mur. M. Legault, nous vous demandons de nous aider à rebâtir les services publics », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Il y a urgence, s’il y a autant de pénurie de personnel et d’épuisement professionnel, c’est qu’il y a une raison. Les conditions de travail et les salaires payés sont bien en deçà de ce qui est acceptable. Les précédents gouvernements, avec leur politique d’austérité, ont mis à mal les services publics. Il est temps de reconnaître les compétences et le dévouement des travailleuses et des travailleurs », ajoutent le président par intérim du SCFP-Québec, Benoit Bouchard, et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-298.

« Nos demandes tiennent compte de la capacité de payer du gouvernement qui trop longtemps a fait des économies sur le dos des gens que nous représentons, avec comme conséquence la détérioration des services publics. Il est temps de mettre fin à cette situation déplorable et de valoriser les conditions d’exercice d’emploi », concluent le directeur exécutif du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe, et le président de l’UES 800, Raymond Larcher.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Québec, le 28 novembre 2019. –La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) déplore encore une fois le retard salarial important que subissent année après année les travailleuses et travailleurs du secteur public par rapport aux autres salariées et salariés québécois.

Dans son rapport publié aujourd’hui, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique que le retard de la rémunération globale du personnel du secteur public par rapport aux autres salariés québécois, calcul qui inclut le salaire, le régime de retraite et les autres avantages sociaux, est de 6,2 % en 2019, alors qu’il était de 6,6 % l’an dernier.

« On tourne en rond, rien n’a changé. Les employés de l’État qui portent les services publics à bout de bras sont toujours aussi mal rémunérés. Le gouvernement joue avec le feu. Alors que les conditions de travail ne cessent de se détériorer dans les réseaux de la santé, de l’éducation, des services sociaux ou de la fonction publique, et dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, comment le gouvernement espère conserver à l’emploi son personnel et attirer de nouveaux travailleurs en refusant de payer son monde à leur juste valeur ? », interroge le président de la FTQ Daniel Boyer.

« Les négociations dans le secteur public qui s’amorcent sont d’une importance capitale pour l’avenir de nos services publics. À force d’ignorer les justes revendications des travailleuses et travailleurs, le gouvernement se prépare à frapper un mur, et c’est encore une fois les services à la population qui vont se détériorer. Les travailleuses et travailleurs ne demandent pas la lune, ils veulent tout simplement que l’on reconnaisse la valeur de leur travail », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).

Québec, le 21 octobre 2019. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec et ses syndicats affiliés dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) déposent cet après-midi au Conseil du trésor leurs demandes pour le renouvellement des conventions collectives de travail qui viennent à échéance le 31 mars prochain.

« Pour la FTQ et ses syndicats affiliés dans le secteur public, il est urgent de mettre définitivement fin au régime d’austérité de l’ancien gouvernement et de donner aux travailleurs et travailleuses du secteur public la reconnaissance à laquelle ils et elles ont droit. L’attraction et la rétention des travailleurs et travailleuses, l’amélioration des conditions d’exercice d’emploi, la surcharge de travail due au manque de personnel causé par la politique d’austérité de l’ancien gouvernement, l’amélioration de la rémunération incluant un rattrapage salarial ne sont que quelques-uns des enjeux des négociations qui s’amorcent », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

« La population du Québec, les travailleurs et les travailleuses du secteur public ont assez souffert, il est temps de réinvestir dans les services publics, les services à la population. Si on ne redresse pas la barre rapidement, plus personne ne voudra travailler dans les réseaux de la santé ou de l’éducation », ajoute le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.


Pour mieux comprendre les négociations :

  • Moyenne salariale des personnes employées du secteur public (FTQ) : 35 572,32 $ ;
  • Moyenne salariale des personnes employées occasionnelles et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 27 392,32 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,6 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps plein (FTQ) : 43,5 %.

Montréal, le 4 juillet 2019. – Depuis plusieurs mois, les centrales syndicales – CSN, CSQ et FTQ – sollicitent le Secrétariat du Conseil du trésor ainsi que les comités patronaux de négociation de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires et du collégial afin de résoudre la problématique de non-reconnaissance de l’expérience. Or, ceux-ci ont indiqué la semaine dernière qu’ils mettaient fin aux discussions sur cette problématique vécue par plusieurs dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs des services publics. Pour les organisations syndicales, cette attitude de fermeture est inacceptable.

« Le personnel des services publics s’engage chaque jour corps et âme afin d’accomplir sa mission. Chacun de ces jours travaillés compte pour le bien-être, l’apprentissage et l’épanouissement des personnes dont elles et ils s’occupent. Chacun de ces jours travaillés compte dans l’état de santé physique et psychologique des personnes salariées. Il n’est pas normal que chacun de ces jours ne compte pas dans le calcul de leur expérience! », explique la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville.

Rappelons que, le 2 avril dernier, les salariées et salariés des services publics ont été intégrés à une nouvelle structure salariale, à un échelon où le salaire est égal ou immédiatement supérieur. Cette règle d’intégration vient rompre le lien entre les années d’expérience accumulées et le classement dans les nouvelles échelles. Par exemple, tous les préposés aux bénéficiaires et les secrétaires en commissions scolaires d’expérience ont reculé d’un échelon et ne sont plus au sommet de leur échelle salariale. Dans certains cas, comme les appariteurs, les techniciens en orthèse-prothèse ou les surveillants en établissement, le recul a été de quatre ou cinq échelons. Cette non-reconnaissance de la pleine expérience limite les augmentations salariales pour plusieurs titres d’emploi. La situation est d’autant plus frustrante qu’une nouvelle personne embauchée après le 2 avril verrait son expérience reconnue et pourrait dépasser les salariées et salariés plus anciens dans l’échelle.

« À la toute fin de la dernière négociation, alors que l’on constatait les impacts potentiels de l’intégration à la nouvelle structure salariale, nous avions convenu de mettre en place un comité pour trouver des solutions à ces situations. Or, la semaine dernière, le Conseil du trésor nous a claqué la porte au nez. C’est très irrespectueux et démotivant pour les dizaines de milliers de personnes salariées qui voient toutes leurs années d’engagement dans les services publics oubliées. On devrait pourtant valoriser l’expérience acquise! », lance la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Ethier.

Les centrales syndicales ont aussi tenu à mentionner que plusieurs employeurs locaux, notamment la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ont interpelé directement les ministres responsables ou les comités patronaux de négociation afin de leur faire part de leurs inquiétudes quant aux impacts négatifs de cette problématique sur l’attraction et la rétention du personnel.

« On le sait, c’est déjà un grand défi actuellement pour les réseaux de combler leurs besoins de main-d’œuvre. Dans ce contexte, il est extrêmement contre-productif pour le Conseil du trésor d’adopter une posture rigide qui a pour effet de nier l’expérience acquise par les travailleuses et les travailleurs. Il faut que la partie patronale saisisse l’occasion de corriger ces problèmes. Nous sommes en mode solutions. Par ailleurs, contrairement à ce que prétend le Conseil du trésor, la reconnaissance de l’expérience des salariés dans ce dossier ne doit pas être un enjeu de la prochaine négociation dans le secteur public. », conclut le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, Daniel Boyer.

Ensemble, les centrales syndicales représentent plus de 305 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois.

Montréal, le 26 juin 2019. – Trois syndicats du secteur public affiliés à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298) et le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec) se sont invités au Conseil du trésor cet après-midi afin de déposer des griefs contestant la non-reconnaissance des années d’expérience dans le processus d’intégration à la nouvelle structure salariale de l’exercice des relativités des employés et employées de l’État.

« Pour la FTQ et ses syndicats affiliés dans le secteur public, le Conseil du trésor doit refaire ses devoirs. Il est inacceptable que l’on ne reconnaisse pas l’expérience des travailleurs et travailleuses dans la mise en œuvre des relativités salariales. Comment Québec peut tolérer que l’on reconnaisse les années d’expérience des nouveaux employés et que l’on refuse cette même reconnaissance d’expérience aux salariés déjà en poste. Cela fait en sorte qu’un travailleur qui change d’établissement va gagner davantage que son collègue qui a la même expérience de travail, tout cela dans un contexte de pénurie et de rétention de la main-d’œuvre, en plus de créer de la concurrence entre les établissements. À sa face même cela est indéfendable. Le Conseil du trésor doit prendre acte du ridicule de cette situation », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

Au nom de plus de 35 000 travailleurs et travailleuses du secteur public, le SCFP, le SQEES-298 et le SEPB-Québec, tous affiliés à la FTQ, dénoncent la lecture que fait le Conseil du trésor du règlement sur l’intégration et l’avancement dans les échelles de salaire. Les organisations syndicales réclament entre autres la pleine compensation monétaire, rétroactivement avec majoration des intérêts prévus au Code du travail pour toutes sommes d’argent ainsi perdues et tous les droits, bénéfices et privilèges de la convention collective de travail.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Un mot du président de la FTQ, Daniel Boyer

« Les prochaines négociations dans le secteur public auront une importance capitale pour l’avenir des services offerts à la population. Le désengagement de l’État, les compressions budgétaires, les suppressions de postes et les multiples réformes ont gravement détérioré l’état du réseau public. Malgré la passion et le dévouement des travailleuses et travailleurs, les services publics sont au bord du gouffre. Dans la santé, les services sociaux et l’éducation, les patients, les élèves et les services à la population ont écopé. Un sérieux coup de barre doit être donné et le nouveau gouvernement a la chance et surtout les moyens de redresser la situation.

L’attraction et la rétention de la main-d’œuvre ne se feront pas par la pensée magique. Chaque jour, nos travailleurs et travailleuses sont les témoins de l’état lamentable du réseau public. Dans ces négociations, nous nous devons d’être solidaires et surtout mobilisés pour bien faire comprendre au gouvernement que c’est le temps que ça change. Ensemble, nous pouvons réussir ces négociations. »

Comment se passent les négociations ?

  • Chaque syndicat a son propre comité de négociations selon les professions représentées par chacune des organisations, c’est ce qu’on appelle les négociations sectorielles. C’est là que se négocient par exemple les conditions d’exercices d’emploi.
  • Il y a aussi les négociations à ce qu’on appelle la Table centrale où se négocient les paramètres salariaux : protection face à la hausse du coût de la vie, enrichissement réel, rattrapage salarial et structure salariale, amélioration du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) et les droits parentaux.
  • Ces comités de négociations sont chapeautés par le comité de coordination de la FTQ auquel siègent des représentants et représentantes de tous les syndicats affiliés à la FTQ impliqués dans ces négociations.

Le contrat de travail des employés et employées de l’État prend fin le 31 mars 2020. Dans le processus de négociations et selon la loi, les organisations syndicales doivent déposer leurs demandes sur l’ensemble des conditions de travail excluant la rémunération au plus tard le 31 octobre 2019.

Vers la fin novembre, l’Institut de la statistique du Québec publie les données sur la rémunération des salariés de l’État. Par la suite, les organisations syndicales ont 30 jours pour présenter leurs demandes salariales, ce qui se fait généralement entre Noël et le jour de l’an.

D’ici la fin octobre, les équipes de négociations sont en tournée de consultations de leurs membres afin d’élaborer le cahier de demandes syndicales qui sera déposé à l’automne.

 

Les enjeux de la prochaine négociation

Pour la FTQ et ses syndicats affiliés, il est clair qu’un sérieux coup de barre doit être donné. Les travailleurs et travailleuses du secteur public sont au bout du rouleau et ont assez souffert de l’austérité libérale. Il est temps pour le nouveau gouvernement de reconnaître la valeur de leur travail. Cela veut dire entre autres de meilleures conditions d’exercice d’emploi, la fin de la surcharge de travail, plus d’embauches, de meilleurs salaires et un important rattrapage salarial. Ces mesures sont indispensables pour briser le cercle vicieux du manque de personnel et assurer de pleins services à la population.

Tout sur la relativité salariale

Après avoir obtenu l’équité salariale entre les femmes et les hommes en 2006, les syndicats qui représentent le personnel du secteur public ont réalisé qu’il existait une autre forme d’iniquité salariale entre les emplois de même valeur. Pour contrer ces iniquités, il a été convenu, conjointement avec le gouvernement, de procéder maintenant à ce qu’on appelle la relativité salariale.

Ces emplois sont regroupés selon leur évaluation dans ce qu’on appelle en termes techniques les rangements. À titre d’exemple, une agente administrative classe 1 dans un hôpital et une éducatrice en service de garde dans une école se retrouvent dans le même rangement parce que leur emploi est similaire en valeur.

Or, pour 28 rangements… on retrouvait pas moins de 165 échelles salariales avec un nombre d’échelons très variable. C’était une façon de faire d’une autre époque qui devait être modifiée. La prétention des syndicats est que pour chacun des 28 rangements, il devrait y avoir une SEULE échelle de salaire.

À travail équivalent, salaire égal ! Après des années de négociation, nous avons obtenu gain de cause au bénéfice de la vaste majorité des travailleuses et travailleurs du secteur public qui voient leur salaire augmenter à partir du 2 avril 2019.

Pour plus de détails ou pour calculer l’effet de la relativité sur votre salaire : relativites.org 

Pour télécharger le dépliant d’information sur la relativité salariale (8,5 x 11 pouces, produit en avril 2019) : Dépliant | Dépliant avec traits de coupe | Dépliant avec traits de coupe et fonds perdus

Statistiques pour déboulonner les mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.