La FTQ en commission parlementaire sur le projet de loi no 106 sur la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030

Photo: Clément Allard

« C’est bien beau l’économie verte, mais encore faut-il penser à une transition juste pour les travailleurs et travailleuses, ce qu’on ne retrouve pas dans le projet de loi. » – Daniel Boyer, président de la FTQ.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) demande au gouvernement de scinder en deux ce projet de loi. Pour la FTQ, la transition vers une économie propre et l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures sont difficilement conciliables. « C’est comme parler des deux côtés de la bouche en même temps. Comment être crédible lorsque l’on fait la promotion d’une transition énergétique vers des énergies propres tout en laissant l’industrie explorer et exploiter les hydrocarbures ? À ce sujet, il n’y a pas d’acceptabilité sociale et, pour cette raison, Québec doit renoncer à cette partie du projet de loi », de déclarer le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le projet de loi n° 106 néglige également l’impact des transformations proposées sur l’emploi, les différents secteurs d’activité et les régions. « Il faut une véritable politique industrielle afin d’atténuer les effets d’une transition vers une économie plus verte sur les travailleurs et travailleuses et sur le maintien d’emplois de qualité. Il faut des mesures pour améliorer l’efficacité énergétique, moderniser les usines, stimuler la recherche et le développement, relancer le secteur manufacturier et favoriser la 2e et 3e transformation », d’ajouter le président.

Par ailleurs, le gouvernement propose la création de Transition énergétique Québec dont le rôle sera de coordonner les efforts entre les différents ministères pour atteindre les cibles de réduction de gaz à effet de serre. « Comme cela aura un impact sur les travailleurs et travailleuses et afin de favoriser le dialogue social, nous demandons au gouvernement de réserver des sièges au mouvement syndical au sein du Conseil d’administration de Transition énergétique Québec », de conclure Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

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