Salaire minimum - « Encore trop peu pour les travailleurs et travailleuses au bas de l’échelle », Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 30 avril 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réagit avec déception à l’annonce du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, d’augmenter de 0,40 $ le maigre salaire minimum actuel de 13,10 $. « Qui peut espérer vivre dignement avec un salaire de 13,50 $ l’heure comme vient de l’annoncer le gouvernement ? Avec un tel salaire, il est impossible de payer son loyer, son électricité ou son épicerie et de se procurer un minimum de biens essentiels. Si M. Boulet croit réellement que c’est raisonnable, je le mets au défi, ainsi que ses collègues, de vivre sans soucis avec ce salaire! », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Pour l’année 2019, l’Institut de la statistique du Québec indique qu’il y aurait 266 100 personnes qui travaillent au salaire minimum, dont 58 % de femmes. « On ne peut pas accepter qu’autant de personnes vivent dans la pauvreté au Québec. C’est indécent de penser que travailler à temps plein au salaire minimum au Québec ne permet pas de joindre les deux bouts. On l’a vu en plein cœur de la pandémie, les travailleurs et travailleuses au salaire minimum étaient au front; livreurs, commis, préposées et j’en passe. Québec rate une belle occasion de joindre le geste à la parole afin de leur permettre de vivre décemment. Les remerciements, c’est bien, mais ça ne met pas de nourriture sur la table! », conclut Daniel Boyer.

La FTQ, qui a lancé une vaste campagne pour le salaire minimum à 15 $ le 1er mai 2016, travaille d’ailleurs actuellement sur la mise à jour de cette revendication afin qu’elle corresponde à la réalité d’aujourd’hui, alors que les travailleurs et travailleuses font face à d’importantes augmentations du coût de la vie et des loyers aux quatre coins de la province, un niveau jamais vu.