Réaction de la FTQ sur la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Eric Demers

Montréal, le 6 juin 2019. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte de la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées annoncée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, la FTQ estime que cela est insuffisant. Par exemple, nous aurions souhaité que le gouvernement intègre dans sa stratégie davantage que des politiques d’information et de sensibilisation auprès des entreprises participantes.

«Intégrer au travail les personnes souffrant d’un handicap c’est bien, mais encore faut-il que les employeurs leur fassent de la place. Pour la FTQ, Québec doit faire davantage que de la sensibilisation auprès des entreprises. Les organisations syndicales, les groupes d’entraide et d’économie sociale doivent également faire partie de la solution. Par ailleurs, l’aide financière proposée ne doit pas justifier l’embauche de travailleurs et travailleuses de seconde zone, de ‘’cheap labour’’. Les personnes handicapées œuvrant en entreprise doivent bénéficier des mêmes conditions de travail (salaires, congés, etc.) que leurs collègues travailleurs et travailleuses», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«La nouvelle Stratégie pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées contient beaucoup de mesures dont la réussite dépend beaucoup d’intervenants tiers. Québec devra s’assurer que les fonds prévus aillent au bon endroit et soient réellement utilisés pour mieux intégrer les personnes handicapées. Le gouvernement et les élus n’ont pas le droit d’échouer dans cette entreprise.  Par ailleurs, si la FTQ salue la mesure visant à revoir le plan d’embauche des personnes handicapées dans le secteur public, nous invitons le gouvernement à agir en partenariat avec les syndicats du secteur public afin d’assurer le succès de cette intégration», conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.