Le président de la FTQ rencontre les travailleurs en lock-out de l’aluminerie ABI de Bécancour

Le président de la FTQ rencontre les travailleurs en lock-out de l’aluminerie ABI de Bécancour

Photo: Eric Demers

Montréal, le 27 avril 2018. – De passage cet avant-midi sur la ligne de piquetage des employés de l’aluminerie ABI de Bécancour, le président de la FTQ, Daniel Boyer, en a profité pour saluer le courage et la détermination des 1030 travailleurs et travailleuses en lock-out depuis le 11 janvier dernier.

«Depuis le début de ce conflit, les travailleurs et travailleuses ont fait preuve d’une solidarité qui est tout à leur honneur. L’attitude de l’employeur dans ce dossier doit être dénoncée. Le syndicat est prêt à reprendre les négociations à tout moment, mais il fait face à un employeur qui refuse systématiquement les rencontres. Cela est désolant. L’employeur doit revenir à la raison et régler le conflit», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«La nomination de l’ancien premier ministre Lucien Bouchard à titre de médiateur spécial est une bonne nouvelle. On espère qu’il pourra convaincre ABI de revenir à la table de négociation et de présenter des offres acceptables pour les travailleurs et travailleuses», explique le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Clément Masse.

«Nous savons tous que l’industrie de l’aluminium profite de subventions déguisées avec des tarifs d’électricité nettement préférentiels. Dans le dossier d’ABI, Hydro-Québec a déjà perdu près 65 millions de dollars depuis le début du lock-out. Comme précisé dans notre plateforme électorale, la FTQ n’est pas contre l’aide aux entreprises, mais cela doit se faire avec des exigences formelles. Ainsi, toute aide gouvernementale, fiscale ou autre doit être conditionnelle à un engagement ferme de création d’emploi. Et implicitement, cela doit venir également avec des obligations de respect des travailleurs et travailleuses, un élément que semble avoir oubliée l’aluminerie ABI dans ses relations avec ses employés», conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.