Négociations dans le secteur public - Rémunération des travailleuses et travailleurs des services publics : réaction de la FTQ

Québec, le 28 novembre 2019. –La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) déplore encore une fois le retard salarial important que subissent année après année les travailleuses et travailleurs du secteur public par rapport aux autres salariées et salariés québécois.

Dans son rapport publié aujourd’hui, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique que le retard de la rémunération globale du personnel du secteur public par rapport aux autres salariés québécois, calcul qui inclut le salaire, le régime de retraite et les autres avantages sociaux, est de 6,2 % en 2019, alors qu’il était de 6,6 % l’an dernier.

« On tourne en rond, rien n’a changé. Les employés de l’État qui portent les services publics à bout de bras sont toujours aussi mal rémunérés. Le gouvernement joue avec le feu. Alors que les conditions de travail ne cessent de se détériorer dans les réseaux de la santé, de l’éducation, des services sociaux ou de la fonction publique, et dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, comment le gouvernement espère conserver à l’emploi son personnel et attirer de nouveaux travailleurs en refusant de payer son monde à leur juste valeur ? », interroge le président de la FTQ Daniel Boyer.

« Les négociations dans le secteur public qui s’amorcent sont d’une importance capitale pour l’avenir de nos services publics. À force d’ignorer les justes revendications des travailleuses et travailleurs, le gouvernement se prépare à frapper un mur, et c’est encore une fois les services à la population qui vont se détériorer. Les travailleuses et travailleurs ne demandent pas la lune, ils veulent tout simplement que l’on reconnaisse la valeur de leur travail », conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).