Négociations du secteur public 2019-2020 - La FTQ et ses affiliés du secteur public déposent leurs demandes salariales

Dépôt des demandes salariales des syndicats FTQ dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) au Conseil du trésor, 11 décembre 2019. Photo : Pascal Ratthé

Québec, le 11 décembre 2019. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés du secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) déposent leurs demandes salariales en vue des prochaines négociations dans le secteur public. Ainsi, les travailleuses et travailleurs réclament une hausse de salaire de 4,1 % par année pour un contrat de 3 ans afin de rattraper le retard salarial par rapport au secteur privé et pour atteindre un enrichissement réel. Cette augmentation inclut un minimum de 2 % pour l’ajustement à l’indice des prix à la consommation. De plus, la FTQ réclame une amélioration globale de 1,1 % de la structure salariale pour les bas salariés ainsi que pour les salaires d’entrée pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs. Pour la FTQ, ces demandes répondent en partie aux problèmes d’attraction et de rétention du personnel dans le secteur public.

« Le message est clair : le gouvernement de la CAQ doit mettre fin à l’ère d’austérité qui a tant fait mal aux services publics, aux travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation. Le personnel est épuisé et tient les réseaux à bout de bras. Je l’ai dit à de multiples reprises et le répète ; si rien n’est fait, nous nous dirigeons droit dans un mur. M. Legault, nous vous demandons de nous aider à rebâtir les services publics », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Il y a urgence, s’il y a autant de pénurie de personnel et d’épuisement professionnel, c’est qu’il y a une raison. Les conditions de travail et les salaires payés sont bien en deçà de ce qui est acceptable. Les précédents gouvernements, avec leur politique d’austérité, ont mis à mal les services publics. Il est temps de reconnaître les compétences et le dévouement des travailleuses et des travailleurs », ajoutent le président par intérim du SCFP-Québec, Benoit Bouchard, et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-298.

« Nos demandes tiennent compte de la capacité de payer du gouvernement qui trop longtemps a fait des économies sur le dos des gens que nous représentons, avec comme conséquence la détérioration des services publics. Il est temps de mettre fin à cette situation déplorable et de valoriser les conditions d’exercice d’emploi », concluent le directeur exécutif du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe, et le président de l’UES 800, Raymond Larcher.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public de la FTQ sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (SQEES-298), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB) et l’Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800).