Mises à pied chez Bombardier - Le gouvernement fédéral récolte ce qu’il a semé

Montréal, le 11 février 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut qu’être déçue de la décision de Bombardier de mettre à pied 1600 emplois, dont 700 au Québec. «Encore une fois, ce sont les travailleurs et travailleuses qui sont victimes de cette rationalisation. L’inaction du gouvernement fédéral, qui n’a toujours pas mis en place un plan de sauvetage crédible du secteur de l’aviation civile, n’est sûrement pas étrangère à cette décision. Ça fait pratiquement un an que nous réclamons une aide importante d’Ottawa pour sauver cette industrie et les milliers d’emplois que cela représente. Malheureusement, rien n’a été fait. Ce n’est plus le temps de placoter, il faut passer à l’action», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Le temps presse, on se demande bien ce qui va rester de l’industrie de l’aérospatiale après la pandémie au rythme où vont les annonces de mises à pied. Plus le gouvernement fédéral prendra du temps pour agir, plus les conséquences seront désastreuses pour l’industrie, les travailleurs et travailleuses. Pourtant, lorsque l’industrie automobile en Ontario a eu besoin d’aide, Ottawa a répondu présent», de souligner le coordonnateur québécois de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA), David Chartrand.

«Il est désolant de constater l’absence de gestes concrets d’Ottawa pour contrer les effets de la pandémie sur le transport aérien. Tous les pays du G7 ont annoncé une aide importante de dizaines de milliards de dollars pour maintenir en opération leur industrie. Qu’attend donc le gouvernement fédéral?», se questionne le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.