La FTQ outrée de la décision d’Ottawa de suspendre l’étiquetage bilingue au Canada

Montréal, le 29 avril 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce sans réserve la décision de Santé Canada de suspendre l’obligation d’étiquetage bilingue au pays. « Pour justifier ce geste, Ottawa invoque la crise du coronavirus. Dans les faits, ce qu’est en train de faire Santé Canada c’est de jouer justement avec la santé et la sécurité de 7 millions de personnes au Canada, de 25 % de la population. C’est non seulement inacceptable, mais c’est à la limite du criminel », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« La population francophone a le droit d’être informée sur ce que l’on retrouve dans les produits essentiels, dont les produits d’entretien, qu’ils proviennent des États-Unis ou non. C’est dangereux de mettre de côté les règles d’étiquetage bilingues au Canada. Il s’agit d’une question de sécurité publique tant pour les travailleurs et travailleuses unilingues que pour les familles et les enfants. C’est accablant de voir Santé Canada s’écraser de la sorte », ajoute Denis Bolduc.

« Le gros bon sens doit être privilégié. C’est justement parce que nous sommes dans une pandémie qu’il faut être doublement vigilants sur nos actions, sur ce que nous consommons et utilisons. Ça ne prend pas un prix Nobel d’ingénierie pour produire des étiquettes bilingues. Tout cela est franchement insultant. Santé Canada doit mettre son pied à terre et obliger l’étiquetage bilingue comme le prévoit la Loi », conclut le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.