Les employés de soutien du SCFP annoncent 11 journées de grève en mai et en juin

Montréal, le 16 mai 2021. — Les travailleuses et travailleurs de soutien du secteur public dans le secteur de l’éducation représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, annoncent 11 journées de grève dans 18 centres de services scolaires, commissions scolaires et cégeps en mai et en juin à travers tout le Québec. Insatisfaits des offres du gouvernement Legault, ils sont mobilisés pour faire connaitre leur mécontentement à l’endroit de Québec. Au total ce sont 10 000 travailleuses et travailleurs de soutien qui seront en grève. Cette semaine, ce sont les employés de soutien de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Baie-James qui vont débrayer.

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement ce n’est pas 8% de hausse salariale que Québec a déposé aux tables de négociations, mais bel et bien 5%. Depuis le début des négociations, en décembre 2019, les offres de Québec n’ont pratiquement pas bougé :

  • Décembre 2019 : 5 % de hausse salariale sur 3 ans, plus un montant forfaitaire.
  • Mars 2020 : 5 % de hausse salariale sur 3 ans, plus un montant forfaitaire.
  • 31 mars 2021 : 5 % de hausse salariale sur 3 ans, plus un montant forfaitaire.

Lors de son point de presse le 2 mai dernier, le premier ministre François Legault n’a fait que répéter l’offre de 5 % sur 3 ans de 2019, avec 3 % en montant forfaitaire qui ne s’ajoute toutefois pas au salaire et n’est versé qu’en une seule fois. Aussi, sur la table, un montant de 1 % de hausse salariale à être versé seulement et seulement si l’économie est au rendez-vous, ce qui équivaut à un acte de foi.

Les travailleuses et travailleurs des commissions scolaires, centres de services scolaires, cégeps et collèges suivants se préparent à faire connaitre leur mécontentement par des journées de grève :

  • Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (plus de 102 établissements dans l’Ouest et le Sud-Ouest de Montréal)
  • Centre de services scolaires Marie-Victorin (73 établissements en Montérégie, à Longueuil, à Brossard, à Boucherville, à Saint-Lambert, etc.)
  • Centre de services scolaires de Rouyn-Noranda (Rouyn-Noranda)
  • Cégep Abitibi-Témiscamingue (Rouyn-Noranda, Val-D’Or, Amos)
  • Centre de services scolaires de l’Or-et-des-Bois (Val-d’Or, Senneterre, Malartic, etc.)
  • Centre de services scolaires de la Rivière-du-Nord (Saint-Jérôme, Mirabel, Sainte-Thérèse, Lachute, Rivière-du-Nord, etc.)
  • Centre de services scolaires de Laval (Laval)
  • Centre de services scolaires du Lac-Témiscamingue (Témiscaming, Latulipe, Lorrainville, Notre-Dame-du-Nord, etc.)
  • Centre de services scolaires des Affluents (Repentigny, L’Assomption, Terrebonne, Lavaltrie, Mascouche, etc.)
  • Centre de services scolaires Pointe-de-l’Île (Anjou, Montréal-Est, Montréal-Nord, Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Saint-Léonard)
  • Centre de services scolaires de la Capitale (Québec)
  • Centre de services scolaires Seigneurie-des-Mille-Îles (Blainville, Deux-Montagnes, Saint-Eustache, Terrebonne, etc.)
  • Centre de services scolaires de Portneuf (Donnacona, Portneuf, Deschambault, Neuville, etc.)
  • Centre de services scolaires de la Baie-James (Radisson, Chapais, Matagami, Lebel-sur-Quévillon, Chibougamau, etc.)
  • Professionnels de Laval, Des Mille-Îles (Laval) et des Affluents (Repentigny)
  • Centre de services scolaires de Saint-Hyacinthe (Saint-Hyacinthe, Acton Vale, Roxton Falls, Saint-Jude, etc.)
  • Centre de services scolaires des Grandes-Seigneuries (Châteauguay, Delson, La Prairie, Candiac, etc.)
  • Centre de services scolaires Seigneurie-des-Mille-Îles (Boisbriand, Rosemère, Saint-Eustache, Deux-Montagnes, etc.)
  • Collège Maisonneuve (Montréal)
  • Collège de Valleyfield (Valleyfield)
  • Collège Marie-Victorin (Montréal)

En mars 2020, lors d’une rencontre convoquée par le premier ministre, Québec a demandé aux leaders syndicaux d’accélérer les négociations, invitation à laquelle la FTQ a répondu présente. Depuis, peu d’efforts ont été fait du côté patronal pour conclure la négociation, particulièrement en ce qui a trait au personnel de soutien.

Quant aux montants forfaitaires, il faut savoir qu’ils ne sont versés qu’une seule fois et ne font pas partie de la rémunération salariale. Ils ne s’additionnent donc pas aux montants versés à la retraite, aux vacances, aux assurances, etc. Sur une carrière de 25 ans, 30 ans, cela se traduit par des milliers de dollars en perte de revenus pour les travailleuses et travailleurs. Dans les faits, sur 45 tables de négociation, 2 tables sectorielles seulement en sont arrivées à un accord.

Le SCFP représente, entre autres, le personnel de soutien en services de garde, en adaptation scolaire, des travailleuses et travailleurs spécialisés (électriciens, plombiers, préposés à l’entretien ménager), des professionnels et professionnelles, des employés et employées de bureau, du personnel administratif, etc.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 39 818,76 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 184,06 $
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 9,2 %;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,8 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 42,3 %.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.