Discours d’ouverture de la nouvelle session parlementaire « Nous voulons faire partie de la solution » - Daniel Boyer

Montréal, le 19 octobre 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue plusieurs des annonces faites aujourd’hui par le premier ministre François Legault lors de son discours d’ouverture de la nouvelle session parlementaire, mais souhaite que ces paroles se traduisent en mesures concrètes et rappelle au gouvernement de la CAQ que les syndicats doivent faire partie des discussions. « Les syndicats ne sont pas contre le changement, bien au contraire, mais des décisions aussi importantes que celle de l’avenir de nos services publics doivent être prises en concertation avec celles et ceux qui y œuvrent. », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer, rappelant que le mouvement syndical s’était farouchement opposé à l’époque de la centralisation du réseau en prédisant les problèmes qu’on reconnait aujourd’hui.

La FTQ se réjouit que le premier ministre reconnaisse enfin les situations inhumaines et les difficiles conditions d’exercices d’emploi du personnel de la santé. C’est par ailleurs ce que les syndicats ont martelé lors des dernières négociations du secteur public qui ont été pour le moins fastidieuses et qui ont trainé en longueur. Or, alors que les syndicats respectaient le cadre et le déroulement des négociations pour proposer des solutions à la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur public, le gouvernement a, quant à lui, préféré sortir du cadre officiel pour proposer des primes aux compte-gouttes. Pour la FTQ, ces façons de faire sont pour le moins discutables.

« Nous décrions les situations insoutenables dans les réseaux de la santé et de l’éducation depuis beaucoup trop longtemps, et nous demandons de faire partie des discussions parce que nous avons des solutions concrètes et réalistes à proposer. Malheureusement, les consultations de ce gouvernement semblent beaucoup trop souvent être faites pour la forme et non dans une réelle intention d’écoute et d’échanges », ajoute Daniel Boyer.

 La centrale invite le gouvernement à prendre le temps et à mettre les ressources financières nécessaires pour faire les choses correctement. « Sans réinvestissement massif, on n’y arrivera pas », rappelle Daniel Boyer.

Finalement, la FTQ déplore que malgré l’engagement du gouvernement à respecter toutes ses promesses, la réforme du mode de scrutin passe encore sous le radar.

 

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.