Les jeunes de la FTQ mobilisés et solidaires!

Camp des jeunes 2018

Photo: Casadel

Plus de 120 jeunes syndicalistes se sont réunis à la Station touristique Duchesnay à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour l’édition 2018 du Camp de formation des jeunes de la FTQ. En retraite sur un site enchanteur, les jeunes militantes et militants se sont rassemblés du 19 au 21 septembre dernier afin d’échanger autour d’enjeux qui les préoccupent.

Avant l’ouverture du camp, ils sont allés appuyer les travailleurs et travailleuses de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui manifestaient devant la base de Valcartier pour dénoncer les ratés du système de paie Phénix. Ce geste de solidarité a été vivement salué par le vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec, Yvon Barrière.

La conférence du professeur de sciences politiques Thomas Collombat qui a suivi était tout à fait à propos. En effet, celui-ci a présenté l’histoire du mouvement syndical à travers ses luttes, ce qui a suscité des discussions fort intéressantes. D’autres invités, dont Jennie Vallée et Simon Tremblay, membres de la section locale 9700 des Métallos de l’usine ABI, sont également venus expliquer les enjeux de leur conflit en témoignant de l’impact positif de la solidarité de l’ensemble des syndicats affiliés à la FTQ sur ce trop long conflit.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, a rencontré les participants et participantes afin de leur présenter les campagnes en cours à la FTQ et d’échanger avec eux sur des sujets qui les touchent de près. Il a été question de sous-traitance, de conciliation travail – vie personnelle et de transition juste avec l’avènement des nouvelles technologies au travail. Quant au conseiller au service de recherche de la FTQ, Colin L’Ériger, il a contribué aux réflexions des jeunes sur les enjeux numériques en démontrant l’impact de l’économie de plateformes comme Uber et Amazon sur les inégalités dans les milieux de travail.

Campagne électorale oblige, des échanges sur nos revendications et sur la participation des jeunes aux élections étaient incontournables. Bruno Godin de l’Institut du Nouveau Monde (INM) a animé un atelier qui invitait les participants et participantes à trouver des arguments qui inciteraient leurs pairs à voter.

Dès le début de sa conférence, le rappeur autochtone Samian a tendu le micro aux participants et participantes et a discuté avec eux de leurs plus grands rêves et leurs plus grandes peurs. Ce geste brise-glace a instauré une ambiance d’intimité respectueuse. Il a ensuite fait le récit de son parcours personnel avec humilité et énergie. Puis, les échanges ont porté, entre autres, sur les peuples autochtones au Québec, leur réalité, leur (notre) histoire et leurs (nos) défis. Inspirant et authentique, il a été le coup de cœur de plusieurs.

Les jeunes syndicalistes sont repartis du camp mieux outillés pour militer dans leurs syndicats et dans la société. Ils ont aussi entrepris des gestes de solidarité et forgé de nouveaux liens qui serviront à renforcer nos luttes syndicales.

Vivement la prochaine édition!