2026.04.28
2026.04.28
La FTQ dénonce l’inaction et les reculs du gouvernement en ce Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail

257 décès liés au travail en 2025
Québec, le 28 avril 2026. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) souligne encore cette année, le 28 avril, le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail. Une journée pour se souvenir, mais aussi pour se mobiliser. En 2025, 257 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie à la suite d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle. Un bilan inacceptable qui rappelle l’urgence d’agir.
« Aujourd’hui, on se souvient. Mais on refuse que ces drames deviennent une routine. Deux cent cinquante-sept décès, ce ne sont pas des statistiques : ce sont 257 vies perdues, 257 familles brisées. Et dans trop de cas, ces décès auraient pu être évités par une prévention adéquate », déclare le secrétaire général de la FTQ, Olivier Carrière.
Pour la FTQ, les faits sont clairs : les risques sont connus, les solutions existent, mais les décisions du gouvernement vont dans la mauvaise direction. Dans la dernière année, la CAQ a limité de manière discriminatoire l’accès à des mécanismes de prévention dans les secteurs de l’éducation, des services sociaux et de la santé. La CAQ veut maintenant éliminer près de 85 % des travailleurs et travailleuses qui s’occupent de la prise en charge de la santé et sécurité à temps complet sur les chantiers de construction.
« Quand on affaiblit la prévention, on augmente les risques. Quand on réduit la présence des personnes représentantes en santé et sécurité, on enlève une protection essentielle. Le gouvernement fait des choix qui mettent des vies en danger », affirme Olivier Carrière.
Pour la FTQ, la prévention doit être plus qu’une promesse et devenir une réalité concrète dans tous les milieux de travail. Ça commence par un principe simple : les travailleurs et les travailleuses doivent pouvoir participer aux décisions qui concernent leur santé et leur sécurité. Le 28 avril ne doit pas être qu’une journée de commémoration. C’est un appel à refuser l’inacceptable et à exiger des milieux de travail sécuritaires pour tous et toutes.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.