2022.06.30

2022.06.30

33e Congrès de la FTQ

Le 33e Congrès de la FTQ se tiendra cette année au Palais des congrès de Montréal, du lundi 16 janvier au jeudi 19 janvier 2023. Évidemment, nous suivons la situation sanitaire de près et nous vous tiendrons informés dans l’éventualité de changement de formule.

Ce congrès sera une occasion de réfléchir et de préparer l’avenir du mouvement syndical et plus particulièrement celui de la FTQ en vue des États généraux sur le syndicalisme qui seront organisés avec les autres organisations syndicales. Avant de discuter des orientations à adopter par rapport aux défis auxquels fait face le mouvement syndical, il apparaît nécessaire de s’attarder en premier lieu aux défis qui attendent votre centrale syndicale. C’est en nous projetant dans l’avenir que nous pourrons anticiper les changements, mieux nous y préparer, mais aussi permettre à la FTQ de demeurer une centrale forte à l’écoute des besoins de ses affiliés.

Informations importantes concernant notre congrès

Le nombre de membres délégués est fixé, dans le cas d’une section locale, en proportion de la moyenne du nombre des membres cotisants déclarés à la FTQ dans les douze mois de l’exercice financier précédant le congrès, soit du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022. Comme d’habitude, vous recevrez les lettres de créance auxquelles votre organisme a droit à la mi-octobre (au moins 60 jours avant l’ouverture du Congrès conformément à nos statuts).

Pour recevoir leurs lettres de créance et ainsi pouvoir participer au Congrès de la centrale, les sections locales ne doivent pas avoir trois mois ou plus de retard dans l’acquittement de la cotisation due à la Fédération. Elles doivent donc avoir payé jusqu’au mois de juillet 2022 (inclusivement).

Les résolutions doivent parvenir à la FTQ, adressées au secrétaire général, au moins 45 jours avant l’ouverture du Congrès, avant le 1er décembre 2022. Elles ne doivent pas compter plus de 300 mots et elles doivent être signées par la personne dirigeante (président ou présidente, secrétaire général) de l’organisme les soumettant au Congrès. Le nom du syndicat, la section locale, le numéro de téléphone ainsi que le ou les noms des signataires des résolutions doivent être clairement écrits. Vous pouvez transmettre les résolutions par courriel (avec signature) à resolution@ftq.qc.ca ou par la poste. Une seule façon suffit.

Les résolutions reçues dans les formes et délais prévus aux Statuts de la FTQ seront regroupées dans un cahier des résolutions qui vous parviendra au moins quinze (15) jours avant l’ouverture du Congrès à la fin décembre.

Du 2 novembre au 27 décembre 2022.

Dans la continuité des bonnes pratiques adoptées en matière de développement durable, la centrale tiendra de nouveau un congrès «sans papier». Les membres délégués auront accès à tous les renseignements et documents en ligne quant à la possibilité de prêt, en cas de nécessité, de tablettes électroniques ou à la possibilité d’obtenir des copies papier des documents sur place.

Depuis les deux derniers congrès, la FTQ comptabilise et compense les émissions de gaz à effet de serre liés aux transports, résultant de la tenue de l’événement. Cette année, la FTQ fait un pas de plus dans cette direction et s’assure de compenser les GES pour l’ensemble de toutes ses activités, incluant le transport, l’énergie, la nourriture et la gestion des matières résiduelles de l’événement. Dans ce contexte, la FTQ invite également les syndicats affiliés à contribuer concrètement à cet effort, notamment en favorisant le covoiturage, le transport collectif ou la location d’autobus pour le déplacement de ses personnes déléguées vers le congrès.

Cette année, la FTQ ouvre son Ccongrès avec une reconnaissance territoriale. C’est une pratique importante qui prend racine dans une ancienne coutume diplomatique autochtone. Quand une personne se trouvait sur le territoire d’une autre nation, même si elle était juste de passage, elle annonçait sa présence en reconnaissant le territoire sur lequel elle était, et la nation hôte comme étant la gardienne de ce territoire. Donc, c’était une façon d’indiquer d’où elle venait, de reconnaître le territoire où elle se trouvait, et d’annoncer qu’elle venait en paix.

Aujourd’hui, faire une reconnaissance territoriale c’est un geste important qui visibilise la présence des Premières Nations, des Métis et des Inuits sur le territoire, tout en honorant leur contribution. Reconnaître où nous sommes et avec qui nous partageons le territoire est un premier geste important face à 150 ans d’invisibilisation des peuples autochtones. Si la reconnaissance territoriale est au cœur du processus de réconciliation, il faut aussi se souvenir que c’est juste une amorce et il faut continuer de cultiver des espaces de dialogue. En tant que syndicalistes, c’est essentiel de prendre un moment pour réfléchir à l’importance de soutenir la réconciliation avec les peuples autochtones ici et ailleurs.

Pour vous permettre de bien préparer votre participation au 33e Congrès statutaire de la FTQ, vous recevrez un dépliant contenant les informations les plus importantes (coûts, inscriptions, hôtels, etc.).

Télécharger le guide d'information

Hébergement

Des blocs de chambres ont été réservés dans différents hôtels de Montréal à l’intention des congressistes de la FTQ. Vous devez faire vous-même votre réservation en mentionnant que vous êtes de la FTQ pour bénéficier des tarifs spéciaux de groupe consentis. RÉSERVEZ TÔT, AVANT LE 15 DÉCEMBRE 2022. Après cette date, les chambres seront accordées au même tarif, mais selon la disponibilité.

  • TRAVELODGE MONTRÉAL CENTRE (FTQ)
    À 3 minutes du Palais des congrès
    50, boul. René-Lévesque Ouest, Montréal (Québec) H2Z 1A2
    129 $ simple ou double (petit déjeuner continental)
    514-874-9090, option 1 / Sans frais : 1-800-363-6535, option1 / Courriel: reserve@travelodgemontreal.ca
  • DELTA MONTRÉAL (FTQ)
    À 10 minutes du Palais des congrès
    475, avenue Président Kennedy, Montréal (Québec) H3A 1J7
    159 $ simple ou double
    514 286-1986 / 1 877 286-1986
    Réserver ici
  • LE CENTRE SHERATON (FTQ)
    À 20 minutes du Palais des congrès
    1201, boul. René-Lévesque Ouest, Montréal (Québec) H3B 2L7
    180 $ simple ou double
    514 878-2000 / 1 800 325-3535
    Réserver ici
  • INTERCONTINENTAL (FTQ)
    À 1 minute du Palais des congrès
    360, rue Saint-Antoine Ouest, Montréal (Québec) H2Y 3X4
    189 $ simple ou double
    514 987-9900 / 1 800 361-3600
    Réserver ici
  • WESTIN (FTQ)
    À 1 minute du Palais des congrès (tunnel piétonnier)
    270, rue Saint-Antoine Ouest, Montréal (Québec) H2Y 0A3
    268 $ simple ou double
    514 380-3333 / 1 866 837-4262
    Réserver ici
  • EMBASSY SUITES par HILTON (FTQ)
    208, rue Saint-Antoine Ouest,  Montréal (Québec) H2Y 0A6
    225 $ simple ou double (petit déjeuner en buffet)
    514 288-8886 / 1 800 362-2779
    Réserver ici

Démarche de prospective

Le contexte pandémique des dernières années est propice aux remises en question. Avec la tenue éventuelle d’États généraux sur le syndicalisme, la FTQ souhaite réfléchir à son avenir. Pour ce faire, elle s’est engagée depuis environ un an dans une démarche de prospective. Cet exercice consiste à se projeter dans l’avenir, dans ce cas-ci en 2042, et à imaginer des futurs possibles pour la FTQ. Afin de déclencher des discussions et susciter des réflexions, quatre scénarios ont été rédigés et chacun décrit une trajectoire que pourrait emprunter la centrale. Ceux-ci sont construits à partir de plusieurs hypothèses construites à partir de variables qui peuvent influencer la trajectoire de la centrale : le nombre de membres, l’unité syndicale, la diversité et l’inclusion, la démocratie syndicale, le contexte politique, l’environnement et les changements technologiques.

Certaines hypothèses vont envisager l’avenir à partir des tendances que l’on observe actuellement, comme notre capacité à tisser des alliances avec d’autres syndicats. D’autres mettent en scène des transformations brusques ou des ruptures, pour la centrale comme une crise environnementale majeure ou l’élection d’un parti politique de droite. Des hypothèses ont également été formulées pour illustrer les germes de changement, c’est-à-dire des phénomènes qui pourraient prendre une grande ampleur à l’avenir telle que l’affiliation de groupes non traditionnels. Dans d’autres cas, des avenues totalement inédites et originales ont été imaginées, comme des formes de démocratie directe.

Cette démarche est le fruit d’un travail collectif qui aurait été impossible sans l’implication de représentants et de représentantes des syndicats affiliés et des conseils régionaux. Les scénarios ont été présentés au Bureau de la FTQ et lors de plusieurs activités de réflexion organisées à l’automne 2022. Vous trouverez ci-bas un résumé de ces récits. Lors des commissions du 33e Congrès, les personnes déléguées seront amenées à discuter de la vision de la centrale pour le futur ainsi que des actions concrètes à mettre en œuvre à court, moyen et long terme. Nous vous invitons à participer en grand nombre à cette grande réflexion collective sur l’avenir de votre FTQ.

33e Congrès de la FTQ

Au début des années 2030, la crise climatique frappe le tous les pays de plein fouet. Il est trop tard pour des mesures transitoires. Des actions radicales sont prises par tous les gouvernements de la planète. Au Québec, une politique de rationnement énergétique est adoptée. Chaque ménage dispose d’une certaine quantité d’énergie à peine suffisante pour la couverture de ses besoins de base. Le reste des quotas carbone est mis aux enchères et ceux-ci sont majoritairement achetés par les plus grandes entreprises et les plus riches. Les inégalités augmentent fortement et des entreprises sont obligées de fermer, entraînant des milliers de pertes d’emplois parmi les membres de la FTQ. Constatant que l’économie se transforme et se régionalise, la FTQ choisit de se repositionner. Avec ses conseils régionaux, elle devient une actrice économique jouant de nouveaux rôles afin de protéger et de créer des emplois pour ses membres. Des coopératives de travail sont créées et des initiatives de logement social sont mises sur pied. Ses succès lui permettent d’attirer de nouveaux syndicats affiliés et de maintenir ses effectifs. Ce virage crée cependant des tensions au sein de la centrale. Pour consacrer temps et énergie à son nouveau rôle, la FTQ décide de délaisser certains dossiers comme ceux de la diversité et de l’inclusion. L’appui de la FTQ à un parti travailliste, dont les positions sur l’immigration sont loin d’être progressistes, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Plusieurs personnes militantes et conseillères quittent la FTQ.

Questions de discussion

  • Qu’est-ce que la FTQ et ses syndicats affiliés pourraient faire pour mieux tenir compte des enjeux de diversité et d’inclusion?
  • Quels nouveaux rôles la FTQ et ses conseils régionaux pourraient-ils jouer afin de mieux répondre aux besoins des syndicats affiliés? Est-ce que les conseils régionaux jouent pleinement leur rôle actuellement?
33e Congrès de la FTQ

Après la tenue des États généraux sur le syndicalisme, la FTQ renouvelle son action et s’ouvre aux innovations syndicales. Sous le thème Dignité et respect, deux marches monstres s’organisent pour améliorer les droits des travailleurs et travailleuses. Grâce aux efforts de la centrale, une table de concertation réunissant les centrales et les syndicats indépendants est mise sur pied dès 2027. Non sans débats, des protocoles de non-maraudage sont conclus dans certains secteurs. Certaines campagnes intersyndicales remportent un certain succès, dont celle visant à obtenir un mode de scrutin ayant une composante proportionnelle. Des partis politiques de gauche réussissent ainsi à gagner quelques sièges. Dans ce nouvel environnement politique, la FTQ tire son épingle du jeu. Sous l’influence de la centrale, la transition juste fait désormais partie intégrante de la lutte aux changements climatiques. Pour donner suite aux réflexions des États généraux, la FTQ implante une formule ou des personnes salariées non syndiquées et difficilement syndicables paient une cotisation en échange de services offerts par la centrale. Le style contestataire de ces nouveaux membres et leur désir d’occuper une plus grande place dans les structures génèrent des tensions. Au fil des ans, le visage de la FTQ s’est lentement modifié pour être plus représentatif de la diversité de ses membres. La FTQ est de plus en plus reconnue comme le porte-voix de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses. Toutefois, plusieurs estiment que la centrale consacre trop de temps aux luttes intersyndicales plutôt que de s’occuper des préoccupations de ses syndicats affiliés. Aussi, les instances manquent de dynamisme. Bref, la FTQ doit relever plusieurs défis de sa révolution tranquille.

Questions de discussion

  • Est-ce que la FTQ devrait travailler à une meilleure concertation intersyndicale afin d’accroître le rapport de force des syndicats face aux gouvernements ? Si oui, pourquoi et comment? Si non, pourquoi? Y a-t-il des risques à travailler davantage en concertation?
  • Dans un contexte où le taux de syndicalisation est en baisse, qu’on peut difficilement espérer une modification favorable du Code du travail à court terme, peut-on envisager de nouvelles avenues pour rejoindre les travailleurs et les travailleuses non syndiqués?
33e Congrès de la FTQ

Après la pandémie, le climat social s’est fortement dégradé. Les forces de droite ont le vent dans les voiles. Malgré l’antisyndicalisme du gouvernement, la FTQ souhaite maintenir de bonnes relations afin de conserver les acquis syndicaux. Il faut dire que celui-ci reçoit l’appui d’une personne syndiquée sur deux! En 2030, le parti politique au pouvoir lance des attaques contre les syndicats : abolition du système d’accréditation par cartes et modification de la formule Rand (précompte syndical obligatoire). En réaction, les syndicats affiliés serrent les rangs derrière leur centrale. Malgré une importante mobilisation, le gouvernement ne recule pas et fait adopter son projet de loi. C’est le choc! La FTQ perd des membres et des ressources financières au point qu’elle coupe dans son personnel et ferme des conseils régionaux. Pour perdurer, elle n’a d’autre choix que de s’adapter et de se rapprocher des membres de la base. Elle instaure des mécanismes de démocratie directe avec un succès mitigé. Dans ce nouvel environnement, les femmes réussissent particulièrement bien à consolider leur influence et mettent de l’avant un nouveau projet de société axé sur la résilience collective où on privilégie la création d’emplois socialement utiles pour répondre aux besoins de la population. En 2037, la Cour suprême invalide certaines des modifications antisyndicales apportées au Code du travail, mais la FTQ demeure affaiblie et ne compte dorénavant que 320 000 membres. Ces années difficiles ont amené la FTQ à se reconstruire sur de nouvelles bases et à ne rien tenir pour acquis.

Questions de discussion

  • Est-ce que la FTQ et ses syndicats affiliés sont prêts à faire face à des attaques antisyndicales, notamment par rapport à la formule Rand?
  • Que peuvent faire les syndicats affiliés pour augmenter la mobilisation de ses membres et redynamiser les instances de la FTQ?
  • Est-ce que la FTQ devrait actualiser son projet de société? Si oui, sur quelles bases?
33e Congrès de la FTQ

La pandémie, la guerre en Ukraine et la hausse des taux d’intérêt ont entraîné le Québec dans une récession épouvantable. Pour y faire face, le gouvernement lance un grand chantier de souveraineté énergétique : construction de barrages hydroélectriques, rénovations écoénergétiques, etc. La FTQ appuie ce plan, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble des syndicats affiliés. Des milliers d’emplois sont créés et viennent ainsi gonfler les rangs de quelques organisations syndicales. Toutefois, le plan gouvernemental ne suffit pas à faire reculer le chômage. Entretemps, la solidarité s’effrite à la FTQ. Un syndicat affilié claque la porte à la suite d’une mésentente concernant un changement d’allégeance. C’est un dur coup pour la centrale qui perd en influence et en légitimité. La FTQ réagit par une modification de ses structures. La composition du Bureau est élargie et son rôle est accru. Le Conseil général est remplacé par un conseil d’orientation qui se tient une fois par année. La centrale gagne en cohérence et réussit à ramener une certaine unité dans ses rangs. Dans un contexte économique difficile, les groupes d’extrême droite se mobilisent et s’appuient sur la colère qui gronde pour propager leur programme politique identitaire et xénophobe. Sortant de la marginalité, ces groupuscules s’organisent et créent un nouveau parti politique. Lors des élections de 2042, ils font élire suffisamment de députés pour former l’opposition officielle. Le gouvernement au pouvoir, minoritaire, récupère certaines idées du programme politique de l’extrême droite. La FTQ et ses syndicats affiliés sont abasourdis. On sent que les prochaines années seront déterminantes pour la démocratie québécoise.

Questions de discussion

  • Face à l’extrême droite, est-ce que la FTQ devrait adopter une posture plus combative et revoir son image, son discours et son projet de société?
  • Quelles actions concrètes pourraient être posées afin de raffermir la solidarité entre les syndicats affiliés ainsi que le sentiment d’appartenance à la FTQ?

Jusqu’au Congrès, des activités de réflexion et de consultation seront organisées avec des représentants et des représentantes des syndicats affiliés et des conseils régionaux.

8 grandes thématiques sont discutées dans cette démarche

Le poids de la FTQ réfère essentiellement à son nombre de membres. Celui-ci est comparé non seulement aux autres organisations syndicales, mais aussi par rapport au total de personnes qui travaillent. Le poids de la FTQ dépend principalement de la capacité de ses syndicats à recruter de nouveaux membres, particulièrement dans le secteur privé où les défis sont plus grands.

Cette variable joue un rôle déterminant pour une foule d’autres facteurs pour la FTQ comme ses capacités financières (la cotisation), son influence politique, sa renommée ainsi que sa légitimité comme représentant des intérêts de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Quel sera le pouvoir d’attraction de la FTQ? Quelles seront les capacités de recrutement des syndicats affiliés? Quel sera le potentiel de croissance pour les syndicats?

Le débat sur l’unité syndicale en 2021 n’est pas de même nature que dans les années 1960 où l’on envisageait une fusion de la FTQ et de la CTCC (ancêtre de la CSN) ou dans les années 1970 quand la CSN et la CEQ ont entamé des pourparlers sur le sujet. Le pluralisme syndical au Québec semble être là pour de bon, du moins pour les 20 prochaines années! L’unité syndicale ne réfère donc pas à une unité organisationnelle, mais plutôt à une unité d’action et à une solidarité dans le respect de la diversité de chaque organisation.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Quelle sera l’ampleur du maraudage? Le mouvement syndical sera-t-il fragmenté ou uni? La FTQ réussira-t-elle à maintenir l’unité en son sein? Quelles seront les relations entre les organisations syndicales?

La démocratie syndicale doit reposer sur une structure de discussions et d’échanges qui favorise le développement d’idées et d’opinions. Elle doit également permettre à tous les membres de faire valoir leur point de vue. Ainsi comprise, la démocratie syndicale assure une voix à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses bien que la règle de la majorité prévale pour la prise de décision.

La démocratie syndicale est encouragée par différents leviers. Le premier est la volonté et la possibilité pour les membres d’exprimer leurs opinions dans les différents forums syndicaux existants. Le deuxième renvoie à l’image syndicale. Un syndicat qui aurait la réputation d’être plus ou moins démocratique pourrait éprouver des difficultés à conserver et à recruter de nouveaux membres particulièrement en contexte de concurrence syndicale. Enfin, les dirigeants peuvent agir comme levier de la démocratie lorsqu’ils sont animés par des valeurs de justice et d’équité.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Comment la participation évoluera-t-elle dans les prochaines années? Est-ce qu’elle se stabilisera, s’effritera où se ravivera? Comment évoluera la démocratie dans les syndicats affiliés à la FTQ? Est-ce qu’ils revitaliseront leurs pratiques démocratiques insufflant par la même occasion un nouvel élan à la centrale? Ou au contraire, vivront-ils une chute de la participation de leurs membres dans leurs propres instances? En réalité, si les affiliés ont des pratiques démocratiques fortes, elles se reflèteront à la FTQ.

Au Québec, 12,3 % de la population active s’identifie comme appartenant à une minorité visible, 48 % de la population active sont des femmes et 16 % de la population de 15 ans et plus a une incapacité, dont 55 % sont en emploi. La proportion de personnes appartenant à une minorité visible est amenée à croître en raison de l’immigration. Pour la FTQ, les enjeux de diversité et d’inclusion sont d’une importance fondamentale non seulement pour assurer le respect et la dignité de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses, mais également parce que le rapport de force des syndicats en dépend. Il s’agit là d’un enjeu intemporel parce que le mouvement syndical n’a jamais été homogène. Il a toujours été diversifié et ne comportait pas uniquement des hommes exerçant des métiers manuels.

Alors que le Québec deviendra de plus en plus diversifié et que les lieux de militance se multiplient, la manière dont la FTQ s’appropriera ces enjeux sera déterminante pour son avenir. Par exemple, les micro-agressions et le harcèlement que subissent les personnes issues de la diversité rendent les espaces de militance syndicale non sécuritaires et donc peu attrayants pour les militants et militantes qui peuvent faire le choix d’aller militer dans des espaces plus inclusifs à l’extérieur du mouvement syndical.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Quelles seront les nouvelles pratiques adoptées par la FTQ? L’impact des questions de diversité et d’inclusion sur la solidarité. L’évolution des pratiques et de la représentativité des syndicats affiliés.

Dès la fin des années 1800, les syndicats ont ressenti le besoin de créer des structures intersyndicales, notamment les conseils du travail et les centrales syndicales. Les principales missions de la FTQ comme centrale syndicale (core business) n’ont pas vraiment changé et ne risquent pas de changer au cours des 20 prochaines années. C’est toutefois dans la façon d’exécuter ses principales missions et dans la mise sur pied de nouvelles initiatives que l’on peut juger de la pertinence et de l’utilité de la FTQ. Par exemple, la création du Fonds de solidarité a montré que la FTQ était capable d’ambition et de vision.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Est-ce que la FTQ saura s’adapter à l’évolution de la société et des besoins de ses affiliés? Si oui, quels genres d’innovation ou de nouvelle initiative pourraient être mis de l’avant (idées, projets, pratiques)?

La puissance et l’importance du mouvement syndical sont en grande partie tributaires du contexte politique. Lorsque les partis politiques progressistes ou ayant un préjugé favorable aux travailleurs et aux travailleuses sont portés au pouvoir, ils ont généralement tendance à considérer les syndicats comme étant des acteurs légitimes. Les lois du travail sont modifiées de manière avantageuse, le dialogue social est plus approfondi. Au contraire, la droite marginalise, voire diabolise, les syndicats et adopte des lois rétrogrades.

Au cours des 20 prochaines années, la FTQ et ses syndicats seront grandement affectés par l’évolution du paysage politique, c’est-à-dire du type de partis politiques qui prendra le pouvoir. À cet effet, la FTQ peut tenter d’influencer le cours des choses, mais l’impact syndical demeure généralement limité. Ce sont davantage des facteurs externes à la centrale qui viendront déterminer si les partis politiques élus seront favorables ou pas au mouvement syndical.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Quelle sera l’évolution du paysage politique? Quelle sera l’attitude des gouvernements et des employeurs face aux syndicats? Quel sera l’avenir de la concertation et du dialogue social?

Les changements climatiques réfèrent à des variations dans les modèles de températures, variations qui surviennent historiquement sur de longues périodes. Or, depuis la révolution industrielle, le climat se réchauffe à un rythme sans précédent. Le GIEC prévoit qu’entre 2021 et 2040, la planète pourrait connaître une hausse de température de 1,5°C comparativement à l’ère préindustrielle (1850-1900). Pour éviter d’aller au-delà de cette cible, il faudrait viser une réduction des émissions de GES de 37 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010.

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique, lequel peut entraîner de nombreuses catastrophes naturelles (hausse du niveau des eaux, tempêtes plus violentes, fontes des glaces, canicules plus fréquentes, perte des habitats pour les plantes, les animaux et les humains et humaines) et provoquer une augmentation des réfugiés climatiques. Ces transformations appellent à des actions pour assurer une transition écologique.

Qu’en sera-t-il en 2042?

La transition environnementale sera-t-elle imposée ou négociée? Quels seront les impacts sur l’emploi? Y aura-t-il une augmentation ou une diminution des inégalités?

La numérisation de l’économie transforme notre façon de vivre, de travailler, de consommer et de produire des biens et services. Parmi les principales avancées, on retrouve notamment l’infonuagique (cloud), l’Internet des objets (ou objets communicants), la robotique, l’analyse avancée (y compris les mégadonnées, l’intelligence artificielle (IA) et les algorithmes), les matériaux de pointe, la téléprésence et la réalité virtuelle, les technologies décentralisées de production (impression 3D) et les technologies des chaînes de blocs.

Ces changements technologiques, que l’on qualifie souvent de 4e révolution industrielle, transforment les milieux de travail et interpellent les syndicats dans tous les aspects de leur action.

Qu’en sera-t-il en 2042?

Quels seront les secteurs plus vulnérables? Est-ce qu’il y aura une polarisation du marché de l’emploi? Ferons-nous fasse à une délocalisation tous azimuts des emplois?

33e CONGRÈS DE LA FTQ

16 janvier au 19 janvier 2023

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16 au 19 janvier 2023

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