Négociation du secteur public : quatre ententes de principe pour le personnel professionnel et de soutien de la FTQ

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, en entrevue fait le point sur les négociations du secteur public le 1er décembre 2015 à la suite de la conclusion de quatre ententes de principe pour le personnel professionnel et de soutien de la FTQ à quatre de ses six tables sectorielles dans le secteur de l’éducation.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, en entrevue fait le point sur les négociations du secteur public le 1er décembre 2015 à la suite de la conclusion de quatre ententes de principe pour le personnel professionnel et de soutien de la FTQ à quatre de ses six tables sectorielles dans le secteur de l’éducation. Photo: Isabelle Gareau

Montréal, le 30 novembre 2015. Au sortir d’un blitz de négociation, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) annonce la conclusion d’ententes de principe cette fin de semaine à quatre de ses six tables sectorielles dans le secteur de l’éducation. Il s’agit des tables du personnel professionnel et de soutien des commissions scolaires francophones du SCFP et du SEPB-Québec et des tables du personnel de soutien des commissions scolaires anglophones du SEPB-Québec et de l’UES-800.

« Après plus d’un an de négociation et des dizaines de rencontres avec la partie patronale, nous pouvons affirmer que la mobilisation historique de nos membres aura été déterminante et qu’elle aura permis de faire dégager de réels mandats aux tables de négociation. C’est forts de cette détermination des 400 000 membres du Front commun que nos négociateurs aux tables sectorielles ont réussi à faire reculer des demandes patronales importantes et à faire débloquer des enjeux majeurs qui semblaient, jusqu’à tout récemment, insurmontables ou qui avançaient à pas de tortue. Des gains ont notamment été faits quant au mouvement de personnel, aux horaires de travail et aux conditions des travailleurs et travailleuses temporaires », affirme le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Toutefois, beaucoup de travail reste à faire à la table centrale, notamment sur les questions du salaire et de la retraite. Selon l’atteinte d’un règlement sur ces grands enjeux, les syndicats locaux seront appelés, au cours des prochaines semaines, à se prononcer en assemblées générales afin d’entériner ces ententes sectorielles.

La FTQ représente plus de 50 000 travailleuses et travailleurs dans les réseaux de la santé et de l’éducation. Ces personnes sont membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), du Syndicat des employées et employés professionnel-les et de bureau (SEPB) et de l’Union des employés et employées de service (UES-800).

Le soutien scolaire compte plus de 16 000 membres. On dénombre parmi eux des secrétaires, techniciennes en éducation spécialisée, éducatrices en service de garde, concierges, de même que des ouvriers certifiés d’entretien : électriciens, plombiers, menuisiers, tuyauteurs, etc.

Quant aux professionnels de l’éducation, ils sont plus de 700 dans les commissions scolaires suivantes : des Affluents, de Laval et de la Seigneurie-des-Mille-Îles. Ils sont psychologues, orthopédagogues, orthophonistes, psychoéducateurs, conseillers en orientation, etc.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.