Le Sénat abandonne les travailleurs d’Air Canada

Photo: Clément Allard

«En refusant d’amender le projet de loi C-10 sur Air Canada, les sénateurs ont finalement cédé au chantage du transporteur» —Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est extrêmement déçue de la décision des sénateurs de ne pas modifier le projet de loi C-10 afin d’obliger Air Canada à maintenir ses centres d’entretien de réparation et de révision des appareils au pays.

«En cédant au chantage honteux d’Air Canada, les sénateurs se font les complices d’une entreprise délinquante qui préfère délocaliser les emplois plutôt que d’en créer, c’est un triste moment pour toute l’industrie de l’aérospatiale», de déclarer le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

«En adoptant tel quel le projet de loi C-10, le sénat, qui se dit indépendant, donne son aval au sacrifice de milliers d’emplois bien rémunérés au Canada, dont plus de 1800 pour la seule région de Montréal. En fin de compte, on se demande bien à quoi sert le sénat qui refuse de jouer son rôle de chien de garde de la démocratie lorsque vient le temps de rendre justice», ajoute Serge Cadieux.

«Le projet de loi C-10 ouvre carrément la porte à la délocalisation. Les sénateurs oublient que pour 1000 emplois directs dans cette industrie, ce sont 1452 autres emplois indirects qui sont créés. Les sénateurs ont cédé devant l’arrogance et le sans-gêne du transporteur. Ils devront vivre avec les conséquences de cette décision», de conclure le secrétaire général de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.