Le salaire minimum à 15$ l’heure doit devenir une priorité pour le gouvernement

Daniel Boyer et Serge Cadieux en point de presse à la suite de l’adoption de la résolution sur le salaire minimum à 15$ l’heure au 31e Congrès de la FTQ en novembre 2016

Daniel Boyer et Serge Cadieux en point de presse à la suite de l’adoption de la résolution sur le salaire minimum à 15$ l’heure au 31e Congrès de la FTQ en novembre 2016. Photo: Normand Blouin

Un plan pour éliminer la pauvreté

Alors qu’un sondage réalisé pour le compte de la guignolée indique que 37 % des Québécois et Québécoises ont peur de tomber dans la pauvreté et que 36 % ont de la difficulté à répondre aux besoins de base, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’inquiète de l’absence de plan réel pour éliminer la pauvreté. L’une des mesures proposées par la FTQ est l’augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure. «Nous savons que le gouvernement doit annoncer sous peu la hausse du salaire minimum qui sera en vigueur en mai prochain. La FTQ s’attend à ce que la prochaine hausse soit accompagnée d’un véritable plan d’action pour sortir les personnes plus démunies de la pauvreté», a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer

Pour la FTQ, il importe de savoir comment le gouvernement se positionne pour atteindre, avec un échéancier, l’objectif du salaire minimum à 15$ l’heure. Entre-temps, la FTQ compte bien poursuivre sa campagne pour une augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure d’ici 2022. «Cela représente des hausses annuelles d’à peine 0,70$ l’heure et, à ceux qui s’inquiètent pour l’emploi, nous rappelons que toutes les études sérieuses démontrent qu’une hausse du salaire minimum n’a que peu ou pas d’impact sur l’emploi», a conclu le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.