Le Congrès de la FTQ adopte une importante déclaration de politique sur les changements climatiques

Sur le thème Changeons le Québec, pas le climat, les quelque 1 000 personnes déléguées au 31e Congrès de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont adopté à l’unanimité une déclaration de politique sur les changements climatiques. « Les militants et militantes de la FTQ ont entendu le cri d’alarme lancé par les scientifiques et divers groupes. Nous voulons aujourd’hui faire partie de la solution pour que cette transition nécessaire se fasse de manière juste », a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Sachant que la lutte contre les changements climatiques entrainera une restructuration majeure de l’économie et du marché du travail, les délégués ont souhaité que ces changements se fassent de concert avec le monde du travail. « Des emplois seront perdus, d’autres seront créés et certains seront amenés à se transformer. Devant l’ampleur des changements, il faut donc s’y préparer dès maintenant », a ajouté le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Pour la FTQ, il est essentiel d’être proactif dans ce débat et la centrale compte bien y jouer un rôle essentiel. Cela doit se faire aussi avec les gouvernements qui doivent mesurer dès maintenant les impacts de ces changements sur l’emploi et les secteurs économiques visés par l’atteinte d’une société plus verte. « Dans cette transition, la FTQ est profondément convaincue que la prise en compte de l’environnement est compatible avec une croissance économique vigoureuse et le maintien et la création d’emplois. Les gouvernements devront agir en conséquence, tout en consultant nos organisations », a poursuivi Serge Cadieux.

Pour la centrale, ce 31e Congrès est l’occasion de lancer un message fort vers une transition juste, une économie plus propre et verte. « Il s’agit d’un message syndical puissant que nous lançons avec cette déclaration de politique sur l’environnement. La FTQ a bien l’intention de poursuivre son travail de concert avec les organisations de la société civile et environnementales », a conclu Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.