La FTQ demande le retrait du projet de loi C-10 sur Air Canada

Présentation contre le projet de loi C-10. Sur la photo : Fred Hospes, président national du District 140 de l'AIMTA; David Chartrand, coordonnateur québécois de l’AIMTA, et Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ.

Fred Hospes, président national du District 140 de l'AIMTA; David Chartrand, coordonnateur québécois de l’AIMTA, et Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ, devant le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités au Parlement à Ottawa.

Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Serge Cadieux, s’est présenté devant le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités au Parlement à Ottawa pour demander le retrait pur et simple du projet de loi C-10 modifiant la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada (LPPCAC). Ce projet de loi présenté par le ministre Marc Garneau propose de lever l’obligation qui est faite à la compagnie Air Canada d’effectuer l’entretien et la révision de sa flotte d’avions sur les territoires de Montréal, Winnipeg et Mississauga. «Nous ne pouvons pas accepter que le gouvernement donne raison à Air Canada qui a déjà délocalisé les 2600 emplois d’entretien lourd de la compagnie Aveos. En plus, s’il va de l’avant, le gouvernement va mettre en péril les 2500 emplois en maintenance qui existent encore», a expliqué Serge Cadieux.

«Même si le ministre Garneau a placé les débats sur C-10 sous la menace du bâillon, nous sommes allés à Ottawa pour demander aux parlementaires de choisir les emplois plutôt que les bénéfices des actionnaires. Car c’est exactement ce qui est en jeu avec C-10. Le Parlement s’apprête à donner son aval à la délocalisation des emplois pour que les actionnaires puissent faire une passe d’argent. C’est inacceptable», a renchéri le secrétaire général de la FTQ qui était accompagné pour l’occasion par David Chartrand, coordonnateur de l’Association internationale des Machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’Aérospatiale (AIMTA), le principal syndicat affilié à la FTQ dans ce secteur.

La FTQ a également exprimé ses craintes de voir s’affaiblir un maillon important de la grappe industrielle de l’aérospatiale. En effet, l’expertise en maintenance est complémentaire à celles qui sont nécessaires au développement et à la construction des avions. La complémentarité des entreprises et des expertises est importante pour le développement de ce secteur industriel qui fait de Montréal la troisième capitale mondiale de l’aérospatiale après Toulouse et Seattle. C’est plus de 41 000 emplois répartis dans 235 entreprises qui brassent 2 % du PIB du Québec.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.