La FTQ commente la mise à jour économique - Des pinottes pour réparer les dégâts de deux années d’austérité

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Pascal Ratthé

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte de la décision de Québec de finalement réinvestir dans les services publics, entre autres, en santé et en éducation. « Il était temps! Il faut rappeler que ces investissements font suite aux nombreuses compressions budgétaires faites par ce gouvernement et qui, quoi qu’on en dise, ont entrainé une détérioration importante des services publics dans de nombreux secteurs comme l’éducation et la santé. Des coupes faites au détriment des plus vulnérables de notre société, c’est indigne d’un gouvernement », a déploré le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Par ailleurs, l’abolition de la taxe santé ne doit pas faire oublier que les milliards de dollars injectés dans le Fonds des générations privent les Québécois et Québécoises de centaines de millions de dollars dans les services. Ce gouvernement a également sévi dans les régions en détruisant les directions régionales de ministères et les organismes comme les CLD, les CRÉ et les CPE. « Encore une fois, le gouvernement se prive d’une marge de manœuvre importante. Tout cet argent doit être réinvesti dans les services publics; c’est assez le temps des patates en poudre pour nos ainés », a poursuivi Daniel Boyer.

En conclusion, pour la FTQ, l’équilibre budgétaire ne doit pas être une religion. « Québec doit mettre fin à son obsession idéologique en ce qui a trait aux baisses d’impôts et au transfert au Fonds des générations. Nous devons espérer que ce réalignement du gouvernement marque la fin du régime d’austérité imposé par les libéraux à la population du Québec. Un sérieux coup de barre doit être donné. Il faut réparer les dégâts causés par les mesures d’austérité des deux dernières années. Il est temps d’investir dans les infrastructures, en éducation et en santé pour le plus grand bien de la population », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.