La FTQ appuie Ottawa qui souhaite éliminer certaines échappatoires fiscales

Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Photo: Vincent Constantineau

«Ce que propose Ottawa est un début, maintenant le fédéral doit s’engager à réaliser une véritable réforme de la fiscalité.» — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Dans un mémoire présenté au gouvernement fédéral, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) accueille favorablement les ajustements que propose le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, qui vise à éliminer certaines échappatoires fiscales. «Il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Pour la FTQ, c’est une question d’équité; tous doivent payer leur juste part d’impôt et ainsi contribuer à faire de notre société, une société plus équitable», déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Ce que propose Ottawa dans ses ajustements fiscaux se retrouve dans trois mesures: limiter le partage des revenus d’entreprises aux membres de sa famille, éliminer l’avantage de report de l’impôt pour les mieux nantis qui font des placements par le biais de leur société, éliminer la conversion du revenu régulier de l’entreprise en gains en capital dont seulement 50% sont imposables.

Pour la FTQ, ce bouquet de mesures fiscales est un début. Les échappatoires fiscales du régime actuel minent le caractère progressif du régime fiscal sur le revenu des particuliers et soulèvent d’importants enjeux d’équité et de justice fiscale. «Maintenant le gouvernement doit poursuivre sa réflexion sur la fiscalité des entreprises. Ce qui veut dire instaurer un impôt minimum pour les grandes entreprises, imposer à 100% les gains en capital, instaurer une taxe sur le capital financier non productif et lutter contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux», conclut le secrétaire général.

Consultez le mémoire.