Un Camp des jeunes sous le signe de l’action politique

Camp des jeunes FTQ 2017

Photo: Eric Demers

Environ 90 jeunes syndicalistes se sont réunis à la station Duchesnay à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour l’édition 2017 du traditionnel Camp des jeunes de la FTQ. Choyés par le beau temps et un site enchanteur, les jeunes ont pris l’exercice de réflexion qui s’étalait du 13 au 15 septembre dernier très au sérieux.

Le dernier Camp des jeunes de la FTQ a débuté par une rencontre avec le président de la FTQ, Daniel Boyer, qui a livré un discours sur les inégalités sociales en croissance au Québec. À travers les différentes thématiques abordées, les jeunes ont manifesté leur grande satisfaction à l’égard de la lettre publiée il y a quelques semaines qui visait à dénoncer le racisme au Québec. Manifestement, la thématique du combat contre le racisme prend de plus en plus de place dans les priorités du comité des jeunes de la FTQ.

Grâce aux réflexions de l’auteur et professeur de philosophie Christian Nadeau, les participants et participantes ont réfléchi aux questions entourant la démocratie syndicale. Publié au printemps dernier, le livre Agir ensemble: penser la démocratie syndicale était à la base de cette réflexion amorcée par Christian Nadeau. Les jeunes ont également discuté des portes que la démocratie syndicale ouvre sur l’action politique et comment celle-ci fait partie intrinsèque de notre identité syndicale.

Cette transition vers l’action politique a permis aux jeunes d’aborder de front la question des prochaines élections québécoises qui auront lieu le 1er octobre 2018 si le gouvernement respecte la loi sur les élections à date fixe.

En se penchant sur les impacts du mandat Couillard dans leur milieu de travail et dans leurs communautés, les jeunes ont commencé à dessiner le bilan de ce gouvernement reconnu pour ses politiques sévères d’austérité. L’essayiste et chroniqueuse Francine Pelletier a clos la portion électorale du programme en livrant ses réflexions sur l’état du Québec et les chemins possibles pour le sortir du marasme actuel.

Le camp s’est terminé sur une réflexion sur la perception du syndicalisme dans l’espace public et le rôle que les jeunes peuvent jouer pour devenir des agents multiplicateurs.

Les jeunes syndicalistes sont repartis du camp bien ressourcés, la tête remplie d’idées et forts de nouvelles solidarités construites avec d’autres jeunes qui vivent des réalités syndicales similaires dans des milieux de travail radicalement différents. Dès lors, la FTQ peut dire: mission accomplie!

Texte paru dans Le Monde ouvrier, no 122, page 3.