2010-02-08
Le secrétaire général de la FTQ, René Roy
Montréal, 5 février 2010 – Prenant acte de l’entente annoncée entre
le Canada et les États-Unis, la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) a exprimé son inquiétude sur les
ramifications possibles de cet accord. En effet, pour des gains
modestes et de nature éphémère, les gouvernements canadien et
québécois mettent potentiellement à mal la capacité à long-terme
des provinces et municipalités d’utiliser les achats publics pour
des fins de développement économique.
Par la voix de son secrétaire général, René Roy, la FTQ constate
que le plus gros des sommes du programme de relance américain a
déjà été dépensé et que
« l’exemption » négociée semble à première vue ne s’appliquer qu’à
un segment des dépenses qui restent.
«
Dans ce dossier, sous le
couvert de l’urgence, les gouvernements ont opéré dans le
brouillard le plus total et il est nécessaire que les détails
soient connus et débattus en toute connaissance de cause à Ottawa
et Québec, a souligné René Roy. Il ne faudrait surtout pas que les
provinces et municipalités mettent leur tête sur la bûche pour un
plat de lentilles ».
La FTQ demande en conséquence aux gouvernements canadien et
québécois de faire preuve de transparence dans ce dossier et de
faire le débat public qui s’impose avant de prendre des
engagements.
«
Les retombées économiques liées
aux achats publics sont importantes pour l’emploi au Québec. On le
constate de façon spectaculaire ces jours-ci dans le dossier
d’achat de câbles électrique pour le réseau de distribution
d’Hydro-Québec. Les contribuables sont en droit de s’attendre à ce
que nos gouvernements puissent attacher des conditions de retombées
économiques locales à leurs achats,» a conclu le secrétaire
général de la FTQ.
La FTQ est la plus grande organisation syndicale québécoise avec
plus de un demi-million de membres.
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