Le comité des jeunes de la FTQ rabroue les jeunes libéraux

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Les membres du comité des jeunes de la FTQ, accompagnés des responsables politiques Louis Bolduc (TUAC) et Danielle Casara (SEPB) et du conseiller de la FTQ, Atïm León.

Piqués au vif par les propos de l’aile jeunesse libérale, les membres du comité des jeunes de la FTQ ont tenu un point de presse, le 3 août dernier sur le campus de l’Université de Sherbrooke, où se tenait le congrès des jeunes libéraux. Lors de cette sortie publique, couverte par tous les médias nationaux, le président du comité des jeunes de la FTQ, Dominic Lemieux, a mis l’accent sur le manque de sérieux des jeunes libéraux qui ont voté à main levée pour la tenue d’un vote obligatoire secret. « La résolution des jeunes libéraux s’appuie sur un argumentaire mal ficelé au contenu douteux et souvent carrément faux. L’aile jeunesse libérale n’a manifestement pas les connaissances pour traiter ce dossier », a affirmé Dominic Lemieux.

Les jeunes de la FTQ ont aussi profité de l’occasion pour inviter le président de l’aile jeunesse libérale, François Beaudry, à participer à une campagne de syndicalisation « afin de voir ce qui se passe réellement sur le terrain quand les travailleurs et les travailleuses sont confrontés à des employeurs assoiffés de profits ».

Rappelons que les jeunes libéraux, réunis en congrès en août dernier, ont adopté une série de résolutions controversées, notamment sur la démocratie syndicale. En effet, leurs discussions, qui devaient porter sur l’organisation du mode de travail québécois, ont finalement mené à une série de résolutions visant à restreindre l’accès à la syndicalisation et à affaiblir la solidarité syndicale qui caractérise le Québec.

Ces attaques ont fait réagir le comité des jeunes de la FTQ, à l’instar du premier ministre Jean Charest qui a lui-même publiquement freiné les ardeurs des jeunes libéraux. Malgré plusieurs tentatives, le président de l’aile jeunesse libérale a toujours refusé de s’entretenir avec son homologue de la FTQ, Dominic Lemieux, dont l’objectif était de lui expliquer le processus de syndicalisation au Québec.

LE VOTE OBLIGATOIRE

De nombreux intervenants des milieux patronaux, dont le géant Wal-Mart, prétendent qu’un vote obligatoire lors de l’implantation d’un nouveau syndicat permettrait une amélioration de la démocratie syndicale. Idée à laquelle les jeunes libéraux adhèrent en réclamant « une plus grande démocratisation du système syndical (…) avec le moins d’ingérence possible de l’extérieur » pour citer François Beaudry, président de l’aile jeunesse du PLQ.

« Cette idée va à l’encontre de toute amélioration de la démocratie syndicale », est intervenu Dominic Lemieux, président du comité des jeunes de la FTQ qui tenait à rappeler que lorsque plus de la moitié des membres signent une carte d’adhésion syndicale, ceux-ci votent déjà en faveur de l’implantation d’un syndicat. « Ce vote supplémentaire qui est réclamé par le Conseil du patronat, par Wal-Mart et maintenant par les jeunes libéraux n’est qu’une façon de laisser le temps aux employeurs de s’ingérer dans le processus de syndicalisation. C’est une porte grande ouverte à l’intimidation de la part de l’employeur pas une forme de démocratisation ! », soutient Dominic Lemieux.