La FTQ à la défense de la CSeries

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Clément Allard

Les États-Unis se tirent dans le pied par une décision absurde

Prenant acte de la décision américaine d’imposer des droits compensatoires préliminaires de 220% sur les appareils CSeries de Bombardier, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite les gouvernements fédéral et provincial à passer de la parole aux actes et à intervenir sans délai auprès du gouvernement américain et de Boeing afin d’annuler cette décision qui met toute l’industrie de l’aérospatiale québécoise en péril.

«Tous dénoncent l’absurdité de cette décision qui met en danger non seulement les emplois au Québec et dans le reste du pays, mais aussi du côté américain. Il faut savoir que Bombardier avec son programme de la CSeries fait travailler quelque 22 000 travailleurs et travailleuses du côté des États-Unis ce qui représente quelque 30 milliards de dollars en termes d’impact économique. Dans les faits, par cette décision, nos voisins du Sud sont en train de se tirer dans le pied, d’où l’absurdité de la plainte de Boeing et de l’imposition de droits compensatoires de 220% par le département du Commerce américain», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Québec et Ottawa doivent se mettre rapidement en mode action et faire pression sur les élus américains. Gouverneurs, sénateurs, députés et ministres doivent de façon urgente être mis au fait de l’impact de ce jugement et de ses conséquences, non seulement pour l’industrie de l’aérospatiale au Québec et au pays, mais aussi dans leur propre région. Il n’est pas question pour la FTQ d’abandonner les travailleurs et travailleuses de Bombardier. La FTQ est aussi prête à accompagner une délégation du Québec aux États-Unis si le premier ministre Couillard en fait la demande», conclut le président de la FTQ

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.