Une table ronde fort animée!

Photo de la table ronde

La table ronde était animée par Anne-Marie Dussault, journaliste à Radio-Canada. Y ont pris part : Smaïl Bouikni, directeur général du développement de la main-d’oeuvre de la Commission des partenaires du marché du travail, Jean Charest, professeur agrégé à l’Université de Montréal, Nikolas Ducharme, directeur des politiques de sécurité du revenu au ministère québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Dominic Roux, professeur à l’Université Laval.

Les problèmes soulevés par les licenciements collectifs ont été au centre de la table ronde sur les politiques de l’emploi. Bien des questionnements en provenance de la salle ont porté sur les moyens utilisés pour prévenir les pertes d’emplois et sur les faiblesses de l’aide qui est donnée aux travailleuses et aux travailleurs licenciés collectivement. Invité à la table ronde, Dominic Roux, professeur de droit à l’Université Laval, a souligné que des précédents comme celui du Wal-Mart de Jonquière, venaient affaiblir considérablement l’interdiction d’effectuer une fermeture pour activités syndicales. Il a rappelé qu’à défaut de changements législatifs importants, seules les conventions collectives pouvaient pallier aux faiblesses du droit actuel en matière de licenciements collectifs, par exemple au chapitre des indemnités de départ. Les discussions ont aussi mis en relief la nécessité de mieux outiller les travailleuses et les travailleurs pour améliorer leur mobilité sur le marché du travail. Sur ce sujet, Jean Charest, professeur en relations industrielles à l’Université de Montréal, a proposé que l’on repense le système de formation actuel qui repose sur l’idée que la formation dépend des décisions des employeurs (droit de gérance). Il a suggéré que la formation devrait plutôt devenir un droit des travailleuses et des travailleurs.