Thème: Secteur public

Le Front commun rencontre le Conseil du trésor

À l'approche du renouvellement des conventions collectives des secteurs public et parapublic et à la demande du Conseil du trésor, le Front commun regroupant la FTQ, la CSN et le SISP (formé de la CSQ, du SFPQ et de l'APTS) rencontrent le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, ainsi que les ministres responsables de ces secteurs ce matin à Québec. Lire la suite

Les jeunes de la FTQ et de la CSN remettent les pendules à l’heure

Montréal, le 25 août 2014. Réagissant aux propos du porte-parole de Force jeunesse, Eloi Lafontaine Beaumier, rapportés dans La Presse ce matin, les comités des jeunes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tiennent à rectifier certains faits. D’emblée ils rappellent que, contrairement à ce que laisse supposer l’article paru ce matin, personne chez Force jeunesse n’a tenté de les joindre pour avoir des précisions sur leurs positions concernant le projet de loi 3 alors que, le cas échéant, ces derniers se seraient fait un plaisir de répondre. Les porte-parole des comités jeunes de la FTQ et de la CSN rappellent d’ailleurs que plusieurs dossiers ont été menés en collaboration avec Force jeunesse, en particulier celui des clauses « orphelins », dont les régimes de retraite à deux vitesses, dans le cadre duquel les comités jeunes des centrales et Force jeunesse avaient présenté un mémoire conjoint. C’est d’ailleurs grâce à ce travail de concertation et de collaboration que le dossier a réussi à être relancé sur la place publique. Lire la suite

Métier : caméraman

Sylvain Pichette est caméraman à Radio-Canada depuis 32 ans. Il opère principalement une steadicam, caméra spécialisée inventée il y a environ 35 ans pour permettre les prises de vues en travellings fluides, grâce à un système de harnais et à un bras articulé. La caméra flotte littéralement sans aucun soubresaut. Cette stabilité permet au caméraman de se faufiler dans toutes sortes de sentiers inaccessibles aux caméras standards. Ce type de caméra a été utilisé pour la première fois au cinéma en 1976 dans la célèbre scène du film Rocky, lors de laquelle le caméraman suivait Sylvester Stallone qui grimpait triomphalement les 72 marches du Musée d’art de Philadelphie. « FILMER, C’EST RACONTER UNE HISTOIRE, CAPTER DES ÉMOTIONS. » Ils sont 54 caméramans à Radio-Canada dans le secteur studio, téléromans et émissions de variété où travaille Sylvain, mais seulement quelques-uns à opérer ce type d’appareil bien particulier. On compte environ seulement 15 à 20 steadicam dans tout le Canada dont 5 à Radio-Canada où elles servent principalement pour tourner les séries dramatiques, les galas et les émissions spéciales de variétés. Lire la suite

Le Front commun entreprend la consultation de ses membres

MONTRÉAL, le 11 mai 2014- Les organisations membres du Front commun amorcent le processus de consultation de leurs membres en vue du renouvellement des conventions collectives du secteur public, qui viendront à échéance le 31 mars 2015. Le Front commun désire s'attaquer aux problèmes d'attraction et de rétention de la main-d'œuvre afin d'assurer l'avenir des services publics québécois. C'est pourquoi les organisations qui le constituent soumettent à la consultation de leurs membres deux chantiers prioritaires de négociation : la bonification des conditions salariales des personnes salariées de l'État et l'amélioration des conditions dans lesquelles elles exercent leur profession. « Au cours des prochaines années, environ 35 % des employés de l'État seront éligibles à la retraite, indique Louise Chabot, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP). Nous assisterons au plus grand renouvellement de main-d'œuvre de l'histoire de nos services publics. Ce renouvellement s'effectue à une période où, en fonction du déclin démographique, la population active du Québec diminue. Tous les secteurs d'emploi, tant publics que privés, seront en concurrence les uns les autres pour attirer les travailleuses et les travailleurs dont ils ont besoin. Déjà, nous constatons d'importantes pénuries de main-d'œuvre dans nos réseaux et d'inquiétants taux de roulement. En fonction de la dégradation des conditions de travail du secteur public, qui voudra encore y travailler? Sans personnel pour donner les services à la population, c'est l'avenir du secteur public québécois qui est en jeu. » Lire la suite

2014.05.05

Nous sommes inquiets

Les signataires sont des jeunes de moins 35 ans qui dénoncent les coupes annoncées à Radio-Canada. La liste suit ce texte.

Lettre parue dans LaPresse+, édition du 3 mai 2014, section DÉBATS, écran 8 Cette semaine, 17 journalistes de renom lançaient un « cri d’alarme » quant aux « graves conséquences » des coupes draconiennes annoncées récemment dans le budget de Radio-Canada. Nous sommes des jeunes de moins de 35 ans provenant de tous les horizons et avons entendu leur appel. Certains parmi nous militent au NPD, au PLC ou au Bloc québécois, d’autres dans les organisations syndicales (CSN, FTQ, CSQ) et d’autres encore ne s’associent à aucun parti politique. Malgré nos désaccords, nous unissons aujourd’hui nos voix. Nous aussi, nous sommes inquiets. En tant que jeunes actifs dans l’espace public, nous partageons le même souci pour la qualité du débat public et reconnaissons à cet égard la contribution essentielle de Radio-Canada. La direction de la société d’État a déjà annoncé que plus d’une trentaine de postes seront supprimés à la division de l’information. Ces coupes auront des conséquences graves quant à la diversité et à la qualité de l’information. Qu’adviendra-t-il des nouvelles internationales, déjà trop souvent négligées ? Et la culture ? Trop de questions restent sans réponses. Il est irresponsable de sabrer ainsi dans la société d’État avant d’avoir procédé, avec l’ensemble de la population, à une réflexion en profondeur sur son financement et son organisation. Les détracteurs du diffuseur public arguent que l’émergence des nouveaux médias a rendu obsolète son existence. Comme jeunes qui s’impliquent activement dans l’espace public, il nous semble au contraire que la multiplication des sources d’information renforce la pertinence d’un média public fort, capable de servir de point de référence. Pour jouer ce rôle, Radio-Canada a plus que jamais besoin d’un financement stable lui permettant de répondre à d’autres impératifs que ceux dictés par la course aux cotes d’écoute. Donnons à Radio-Canada les moyens de servir l’intérêt public. Quelques jours après l’annonce de ces compressions historiques, une étude indépendante dévoilait que les coûts totaux des controversés avions de combat F-35 pourraient atteindre 126 milliards au cours des 40 prochaines années. Cela représente environ 126 fois ce que le gouvernement canadien verse annuellement au diffuseur public. Nous avons les moyens de financer Radio-Canada ; ces coupes ne découlent pas d’impératifs financiers, mais d’une approche idéologique. D’ailleurs, la très grande majorité des pays développés ont un diffuseur public et la quasi-totalité d’entre eux le finance bien mieux que nous. En fait, seuls les États-Unis et la Nouvelle-Zélande le financent moins. Radio-Canada n’est pas parfaite, tant s’en faut. Elle est cependant un élément crucial pour la survie d’un espace public ouvert et diversifié. Sans cet espace public, pas de démocratie. Nous avons besoin d’un lieu où discuter ouvertement et en toute connaissance de cause des enjeux sociaux, politiques, économiques et culturels qui sont au cœur de notre société. Nous avons besoin d’un espace où la culture sera abordée autrement que sous l’angle du divertissement. Il est évident, pour nous, que le diffuseur public est un élément essentiel de cet espace public et, par conséquent, de notre démocratie. Si les employés de Radio-Canada ont besoin de notre solidarité, c’est donc parce que leur mobilisation vise bien plus que la sauvegarde de leurs emplois. Ce qui est en danger, ici, c’est la possibilité pour chaque citoyen d’être informé des décisions qui sont prises en son nom. La situation est bien plus qu’inquiétante. Elle est alarmante. Laisserons-nous les artisans de Radio-Canada se défendre seuls ?
  • Gabriel Nadeau-Dubois, ancien porte-parole étudiant et candidat à la maîtrise en sociologie
  • Jonathan Allard, co-président des jeunes néodémocrates du Canada
  • Léa Couture-Thériault, vice-présidente des jeunes libéraux du Canada
  • Xavier Barsalou-Duval, président du Forum jeunesse
  • du Bloc québécois
  • Anick Ferland, pour le comité national des jeunes de la CSN
  • Maxime Sabourin, président du comité jeunes de la FTQ
  • Isabelle Noreau, porte-parole du comité des jeunes de la CSQ
  • Widia Larivière, militante autochtone
  • Léa Clermont-Dion, auteure et militante féministes
  • Aurélie Lanctôt, étudiante en droit et militante féministe
  • Pierre-Luc Brisson, auteur
Source : www.plus.lapresse.ca Lire la suite

2014.04.03

Ces CHU en PPP dont les partis politiques ne veulent pas parler

Montréal, le 3 avril 2014. - La campagne électorale bat son plein et la question des CHU en PPP est rarement évoquée. Pourtant, les CHU en PPP ont un poids considérable sur nos finances publiques et le processus d'attribution des contrats pose encore plusieurs questions auxquelles nous n'avons toujours pas reçu de réponse. C'est pourquoi nous interpellons les partis politiques sur leurs positions respectives sur les CHU en PPP. Le poids des PPP sur nos finances publiques Il est étonnant de voir que la question des partenariats publics-privés (PPP) en santé ait occupé si peu de place dans la présente campagne électorale. Outre un dossier paru cette semaine dans les médias, la question des deux CHU en PPP est pratiquement absente des enjeux évoqués par les différents partis politiques. Pourtant, plusieurs révélations des derniers mois ont démontré les nombreuses problématiques reliées à ces PPP. Ces projets coûteront plus de 6 milliards aux Québécoises et Québécois et les coûts réels auront plus que doublé par rapport aux annonces initiales. La firme Secor-KPMG annonçait en 2012 que les coûts de construction du CHUM explosaient de 127 % et au CUSM de 78 %. « Au moment où la classe politique nous parle de la capacité de payer de l'État, on s'étonne que peu de politiciens s'inquiètent des sommes astronomiques qui sont actuellement dépensées dans les CHU en PPP. Pendant qu'on paiera ces PPP pendant trente ans, on devra continuer de subir des compressions budgétaires dans nos services publics », avancent les porte-parole. Lire la suite

Front commun syndical en vue des prochaines négociations du secteur public

Montréal, le 16 mars 2014 – Les organisations syndicales des secteurs public et parapublic unissent leurs forces en vue des prochaines négociations avec le gouvernement québécois. C’est en Front commun qu’elles négocieront le renouvellement de leurs conventions collectives, qui viendront à échéance le 31 mars 2015. La création du Front commun, qui regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a été rendue publique ce matin par les porte-parole des organisations, soit Lucie Martineau (SISP), Jacques Létourneau (CSN) et Daniel Boyer (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Lire la suite

« C’est clair : certaines corrections doivent être apportées au projet de loi. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ — Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec

Montréal, le 20 février 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont pris connaissance du projet de loi déposé ce matin par la ministre Agnès Maltais sur la restructuration des régimes de retraite dans le secteur municipal. Pour les secrétaires généraux, Serge Cadieux de la FTQ et Denis Bolduc du SCFP-Québec, plusieurs des éléments contenus dans le projet de loi appuient ce que nous défendons aux tables de négociation alors que d’autres remettent carrément en cause les principes mêmes de la libre négociation. Il y a de quoi s’inquiéter. La FTQ et le SCFP présentent leurs premières réactions, sous réserve d’une analyse plus approfondie. « Tout d’abord, a commenté Serge Cadieux, l’obligation faite aux parties de produire une évaluation actuarielle préalablement à tout exercice de restructuration des régimes de retraite nous apparait comme une condition de base essentielle. Selon une étude de la firme Mercer publiée en janvier dernier, il y a maintenant près de 40 % des régimes de retraite qui sont pleinement capitalisés, comparativement à 6 % au début de l’année 2013. Il est donc primordial d’avoir les données les plus récentes avant de procéder aux travaux. » Lire la suite

2014.01.17

Le Conseil du trésor fait du surplace

Montréal, le 17 janvier 2014. – Le mardi 14 janvier, les représentants de la CSN, de la FTQ, de la CSQ et du SFPQ rencontraient le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, pour discuter du dossier des ouvriers spécialisés du secteur public. Les travaux du groupe de travail mis en place en 2010 ayant mené à un rapport sans aucune recommandation conjointe, l’intersyndicale souhaitait présenter au ministre ses pistes de solution. Sur l’enjeu de la rémunération, le Conseil du trésor s’est montré intraitable. Malgré les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) qui font état d’un écart salarial important (environ 34 %) entre le secteur privé et le secteur public, le ministre Bédard refuse toujours de reconnaître le lien de causalité entre la rémunération et les problèmes d’attraction-rétention des ouvriers spécialisés dans les établissements publics. « Nous avions des attentes légitimes face à cette rencontre. Nous voulions en sortir avec des engagements concrets du Conseil du trésor pour la reconnaissance des travailleurs. Puisque ce n’est pas le cas, nous ne pouvons qu’être déçus », ont déclaré les porte-parole syndicaux. « Cependant, nous avons bien entendu le ministre lorsqu’il s’est dit prêt à intervenir auprès des responsables des réseaux pour favoriser une meilleure utilisation de la main-d’œuvre dans les établissements. L’intersyndicale demande au Conseil du trésor d’envoyer un message clair pour que cesse la sous-traitance. » Lire la suite