Thème: Conditions de travail

Journée internationale des travailleuses domestiques

« Les projets de loi sur le travail domestique se succèdent au rythme de changement des gouvernements, mais il n'y a toujours rien de concret. Le nouveau gouvernement Couillard a une belle occasion de jouer un rôle de chef de file; nous lui demandons de déposer rapidement un projet de loi. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ
Montréal, le 16 juin 2014. – Le 16 juin 2014 marque le troisième anniversaire de l'adoption de la Convention 189 de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) tient à rappeler que si le Canada s'est engagé publiquement à ratifier cette convention, rien n'a été encore fait, pas plus que dans les provinces. Pour Louise Mercier, vice-présidente représentant les femmes de la FTQ et responsable au dossier, «l'immobilisme gouvernemental, en clair, c'est laisser libre cours aux accidents de travail et aux maladies professionnelles, aux agressions et au harcèlement. La moindre des choses serait de leur assurer le droit à la santé et à la sécurité du travail, pour mettre fin à la discrimination dont ces travailleuses sont victimes. Lire la suite

La CSN et la FTQ signent un pacte de solidarité historique

Montréal, le 13 juin 2014.La CSN et la FTQ viennent de signer un pacte de solidarité par lequel elles n’initieront aucune campagne de changement d’allégeance syndicale dans le secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es d’ici les trois prochaines années. « Cette entente est la première du genre entre la CSN et la FTQ dans le secteur privé, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. En unissant nos forces, nous pourrons mieux aider les travailleuses et les travailleurs syndiqués et non syndiqués des nombreux centres d’hébergement à améliorer leurs conditions de travail », explique-t-il en rappelant que le taux de travailleurs non syndiqués des centres d’hébergement privés s’élève à 80 %. Le président de la FTQ, Daniel Boyer, souligne le caractère indispensable de cette alliance. « Le secteur des résidences privées est en forte croissance au Québec. Or, les conditions de travail y sont déplorables et la rémunération frise le salaire minimum. Nous voulons concentrer nos énergies pour faire face aux employeurs et leur lancer un signal clair : les syndicats livreront une bataille commune pour le bien-être de l’ensemble des travailleurs. » Par cette union de leurs forces, les organisations en profitent pour réclamer une table centralisée qui réunirait représentants du gouvernement, employeurs et syndicats et dont le but serait notamment de sortir les travailleuses et les travailleurs des conditions précaires dans lesquelles ils sont plongés. « C’est parce que nous partageons un objectif commun pour la reconnaissance du travail dévoué de tous ces employé-es au service des aînés que nous nous sommes unis », a poursuivi Daniel Boyer. « Ensemble, les forces syndicales auront plus de poids pour atteindre cet objectif, surtout dans un contexte de vieillissement de la population et de désengagement croissant de l’État québécois face aux services d’hébergement des personnes âgées », a conclu Jacques Létourneau. Lire la suite

« C’est bien, mais cela reste insuffisant pour les plus démunis. Il faudra faire davantage. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Montréal, le 6 février 2014. – Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Serge Cadieux, réagit à l’annonce faite hier par le gouvernement Marois de fixer le salaire minimum à 10,35 $ l’heure, soit une augmentation de 2,0 %. Pour le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, « c’est une augmentation qui dépasse l’indice des prix à la consommation du Québec et qui améliore donc le pouvoir d’achat et le sort des plus démunis. Nous ne pouvons qu’applaudir. Bien sûr, cela pourrait être mieux, mais il n’y a rien de négligeable ». Pour la FTQ, l’un des rôles premiers du gouvernement est d’assurer une meilleure redistribution de la richesse. Les plus démunis, certes, représentent la cible à privilégier, mais du chemin reste à faire. Lire la suite