Projet de loi 42 - Le SCFP s’inquiète de la dissolution de la Commission de l’équité salariale

Le SCFP est inquiet quant aux orientations qui sous-tendent le projet de loi 42 en ce qui a trait à la disparition de la Commission des normes du travail et de la Commission de l’équité salariale. La fusion des missions de la CSST, de la CNT ainsi que la CÉS en un seul organisme constituera un recul pour les femmes du Québec.

«Nous sommes convaincus que le transfert des responsabilités de ces organismes vers une mégastructure va affaiblir leur rôle visant à promouvoir et à faire respecter les droits fondamentaux protégés par la Loi sur l’équité salariale et les protections d’ordre public contenues à la Loi sur les normes du travail», mentionne Annick Desjardins, avocate au SCFP.

L’adoption à l’unanimité en 1996, de la Loi sur l’équité salariale par l’Assemblée nationale correspondait ni plus ni moins à une promesse à l’endroit des femmes du Québec: la Loi devait faire en sorte d’éliminer les écarts salariaux entre emplois féminins et emplois masculins dus à la discrimination systémique dont les femmes sont victimes.

«Le gouvernement libéral bafoue depuis son élection le droit à l’égalité. Leurs mesures d’austérité appauvrissent d’avantage les femmes du Québec», de conclure Annick Desjardins.

Au Québec, le SCFP compte sur une équipe de six personnes spécialisées en évaluation des emplois et en équité salariale pour conseiller les syndicats affiliés et les comités d’équité salariale. Depuis l’entrée en vigueur de la Loi, des centaines de programmes d’équité salariale ont été réalisés dans les entreprises où le SCFP est présent, autant chez de petits employeurs que dans de grandes entreprises. Le SCFP a également participé au programme d’équité salariale visant les personnes salariées des secteurs de la santé et de l’éducation dont l’employeur est le Conseil du trésor.