Privatisation de la Maison de Radio-Canada : le SCFP maintient la pression sur le CA

Aujourd’hui le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a envoyé une lettre à tous les membres du conseil d’administration de Radio-Canada, en rencontre jeudi, afin qu’ils se prononcent explicitement contre la privatisation de la Maison de Radio-Canada (MRC). La semaine dernière la direction de la société d’État a indiqué qu’elle mettait fin à l’appel d’offres pour la vente de la MRC, sans avoir retenu de proposition.

«Même si nous avons signé une petite victoire la semaine dernière avec la suspension du processus de mise en vente, nous ne pouvons pas lâcher prise», a expliqué Pierre-Guy Sylvestre, économiste et responsable du dossier antiprivatisation au SCFP-Québec. «La SRC et ses installations nous appartiennent et doivent demeurer dans le giron public».

Le SCFP est chef de file au Canada contre la privatisation et se heurte souvent aux gouvernements qui tentent de faire des profits à court terme pour ensuite refiler la facture aux contribuables.

Selon Benoît Celestino, président du STARF-SCFP 5757, la privatisation de la MRC n’a pas de sens: «Vendre la MRC au privé, c’est brûler les meubles pour chauffer la maison».

Depuis l’ouverture du processus d’appel d’offres, le SCFP a multiplié les actions pour tenter de stopper cette privatisation, incluant soumettre des demandes d’accès à l’information, loger une plainte officielle au Bureau de la concurrence, apostropher la ministre du Patrimoine Shelly Glover en comité, en plus de continuer les efforts de sensibilisation auprès du public et des employés au sujet des impacts de la privatisation.