Perturbations sociales et économiques à travers la province


Montréal, le 1er mai 2015. – La lutte contre les politiques d’austérité du gouvernement libéral, entamée en septembre dernier par le collectif Refusons l’austérité, s’intensifie aujourd’hui à l’occasion de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. Des centaines de manifestations s’organisent aux quatre coins de la province. Des actions-surprises de perturbations économiques et sociales ont débuté cette nuit et se poursuivront tout au long de la journée dans plusieurs villes du Québec. Des piquets de grève ou symboliques se tiendront également devant plusieurs établissements et lieux de travail.

Les porte-parole du collectif ont rencontré les médias ce matin à Montréal afin de faire le point sur l’état de la mobilisation et de lancer un message au gouvernement de Philippe Couillard. « Nous sommes plus mobilisés et plus déterminés que jamais à poursuivre la bataille pour un Québec plus juste. Une société où la justice sociale passe notamment par des services publics accessibles et de qualité et par de vraies mesures afin d’aider les personnes en situation de pauvreté. Alors qu’il n’a pas reçu le mandat de la population de démanteler l’État québécois, ce gouvernement refuse tout dialogue social depuis son arrivée au pouvoir. Il doit aujourd’hui entendre le message que la population lui lance à la grandeur de la province », a expliqué la porte-parole pour les organisations syndicales et présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot.

Regroupant plus d’une quarantaine de groupes provenant du mouvement syndical, des groupes de femmes, communautaires, étudiants et environnementalistes, le collectif profite de cette journée du 1er mai pour réitérer son opposition farouche au plan de démolition de l’État social du Québec. « Ce gouvernement, qui s’est fait élire par des promesses de développement économique et de création d’emplois, est en train de détruire le modèle québécois en réduisant l’État, en supprimant des emplois et en faisant toujours le choix des mieux nantis au détriment de la classe moyenne et des personnes en situation de pauvreté », dénonce la porte-parole pour les groupes communautaires et coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), Marie-Hélène Arruda.