Nouvelles pertes d’emplois - Les syndicats dénoncent la poursuite du démantèlement de Radio-Canada

À la veille de la fin de l’exercice financier, prévu au 31 mars, le président Hubert T. Lacroix a annoncé le 26 mars, par la bouche de son vice-président Louis Lalande, l’abolition de 100 postes supplémentaires chez les employés de Radio-Canada.

« La direction ne fait qu’obéir aux ordres du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Ou la direction ne se rend pas compte des effets de ses coupures à long terme, et c’est grave, ou elle sait très bien ce qu’elle fait et c’est encore pire », dénonce Isabelle Doyon, présidente du Syndicat des employés de bureau et des professionnels de Radio-Canada (SCFP 675). « Je suis dégoûtée par cette administration qui coupe sans réfléchir à l’impact que cela aura sur l’avenir de notre réseau public », conclut-elle.

« À part le côté humain dévastateur pour ceux qui perdent leur emploi, le climat de travail est invivable aussi pour ceux qui demeurent en poste », explique Benoît Celestino, président du Syndicat des techniciens et artisans du réseau français de Radio-Canada (STARF-SCFP 5757). « On ne sait jamais ce qui va se passer d’un jour à l’autre », conclut-il.