Les retraités de MABE ont formé un comité d’accueil à l’occasion de la visite de Jack Welch, ancien PDG de General Electric

Montréal, le 5 juin 2015 – Des retraités de l’usine MABE de l’est de Montréal ont décidé de se rendre à la Place des Arts hier soir alors que l’ancien PDG de GE tiendra une conférence à l’invitation de la Chambre de commerce de Montréal. GE a été propriétaire de leur usine pendant plusieurs décennies avant de la vendre à MABE. Les retraités ne peuvent s’empêcher de comparer leur sort à celui de l’ancien dirigeant alors qu’il a reçu une retraite de plusieurs millions de dollars et qu’eux se retrouvent avec une retraite amputée de 22 %, sans assurance collective et assurance-vie.

Campagne québécoise de boycottage

Les retraités veulent aussi attirer l’attention de l’ancien dirigeant sur une campagne de boycottage qui s’organise au Québec. En effet, les sections locales québécoises d’Unifor ont adopté à l’unanimité une résolution à cet égard à l’occasion du dernier conseil québécois tenu au début du mois de mai. Cette résolution a aussi été appuyée par les dirigeants de la FTQ de même qu’au conseil général en appui aux retraités.

Rappel des faits

Rappelons que l’annonce de la faillite de MABE Canada, faite quelques jours à peine après que les derniers travailleurs aient quitté pour de bon a été faite en août 2014. Cette usine faisait partie de l’histoire industrielle de Montréal alors qu’elle a été bâtie par le gouvernement fédéral durant la Seconde Guerre mondiale afin d’y construire, à cette époque, des chars d’assaut. Par la suite, vers la fin des années 40, General Electric l’acquiert et commence la production d’électroménagers. Connue par la suite sous l’appellation CAMCO, l’usine est vendue en 2008 à la compagnie mexicaine MABE. Au cours de toutes ces années, ce sont des milliers de travailleuses et travailleurs qui ont consacré leur vie active à ces entreprises.