La solidarité mondiale se rend jusqu’aux grévistes à Flin Flon

Flin Flon, MB – La solidarité mondiale dans la bataille contre un géant minier s’étend maintenant de l’Afrique du Sud et du Brésil jusqu’aux lignes de piquetage érigées par l’AIM à Flin Flon au Manitoba.

Les 180 membres de la section locale 1848 de l’AIM ont eu droit à un appui de taille pour non seulement leur moral, mais aussi leur fonds de grève cette semaine. « Vous ne savez jamais qui surveille vos arrières et porte attention à vos batailles », s’est exclamé, surpris, Ian Morland, représentant de la Grande loge de l’AIM. Le mercredi 27 mai, un homme ayant préféré conserver l’anonymat a versé un don de 500 $ au fonds de grève de la section locale. « Il nous a dit que notre bataille contre Hudson Bay Minerals était d’une envergure que nous ne pouvions pas nous imaginer, a expliqué M. Morland. Il a refusé de se nommer, mais il nous a dit qu’il avait travaillé comme mécanicien de machinerie lourde dans les mines de l’Afrique du Sud. Il nous a fait un don et encouragé à ne pas baisser les bras. »

Le samedi 2 mai dernier, les membres ont érigé des lignes de piquetage à l’extérieur des installations de Hudbay à Flin Flon et à Snow Lake. Ils demandent la parité salariale avec les apprentis et les travailleurs certifiés aux sites miniers de Le Pas et de Thompson, au Manitoba.

Dès le lendemain, les grévistes ont reçu un autre don. « Un homme s’est présenté à la porte arrière de notre bureau de grève. Il voulait contribuer à notre fonds de grève », a expliqué M. Morland. Il a indiqué représenter des mineurs brésiliens qui gagnent 400 $ par mois. Il a remis une enveloppe et précisé que d’autres dons seraient à venir. « Il n’a pas voulu nous donner son nom, affirmant que ce n’était pas important. Cependant, il nous a dit que nous étions engagés dans une bataille mondiale contre les conglomérats miniers et que notre lutte concernait tous les mineurs. Après son départ, nous avons ouvert l’enveloppe : elle contenait 1000 $. »

« Nous étions bouche bée, a affirmé M. Morland, réjoui. C’est le genre de geste qui vous fait réaliser que vous n’êtes pas seul dans la bataille. Depuis toutes ces années que je suis syndicaliste, je n’ai jamais rien vu de pareil. C’est quelque chose de vraiment spécial. »

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