La FTQ réagit au dépôt du second rapport de la Commission de révision permanente des programmes - Un pas de plus vers le démantèlement de l’État québécois

À la première lecture du rapport déposé par l’ancienne ministre Lucienne Robillard, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’interroge sérieusement sur la démarche du gouvernement qui, tout en imposant un régime d’austérité à l’État québécois depuis son arrivée au pouvoir, lance aujourd’hui un appel à la performance de celui-ci!

«Mettre sur pied une commission de révision permanente des programmes quand les services publics tentent de survivre malgré les coupes qu’ils subissent depuis des années, c’est un peu comme mettre un diachylon sur une fracture», affirme le président de la FTQ, Daniel Boyer.
Des recommandations simplistes et inquiétantes.

La FTQ se questionne également sur le long et coûteux processus qui a finalement mené à des recommandations bancales telles que de confier à Ottawa la perception de l’impôt au Québec et la fin du monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ).

«En proposant de transférer à Ottawa la perception des impôts, on propose carrément la fin de la souveraineté fiscale du Québec. Nous invitons Québec à faire preuve d’un minimum de dignité nationale. C’est quand même depuis Duplessis que le Québec recueille ses propres points d’impôts, contrairement au reste des provinces canadiennes qui laissent Ottawa ramasser le tout et le redistribuer ensuite», s’insurge le président de la FTQ, Daniel Boyer.