Contrat accepté et fin de la grève à la Société des traversiers du Québec

Québec, le dimanche 1er novembre 2015 – Les membres de la section locale 9538 du Syndicat des Métallos à la Société des traversiers du Québec ont entériné leur nouveau contrat de travail dans une proportion de 80 %.
La tournée d’assemblées de ratification amorcée mercredi dernier s’est terminée cet après-midi à Matane. Le contrat permet d’améliorer la situation spécifique des officiers mécaniciens et de navigation. Il comprend également quatre clauses « remorques » pour arrimer les salaires, les conditions de retraite, les droits parentaux et la durée de la convention à ce qui aura été négocié avec les autres salariés du secteur public.
« La grève aurait pu être évitée si l’employeur avait accepté de discuter dès le début des enjeux propres au secteur maritime. Ce n’est que le samedi 24 octobre que l’employeur a consenti à discuter de nos demandes, qu’il avait pourtant en main depuis le 2 juin. Nous sommes heureux du dénouement et nos membres sont contents de retourner à bord de leurs bateaux pour servir la population », fait valoir le représentant syndical des Métallos, Gordon Ringuette.
Concrètement, la prime d’attraction et de rétention de 6,5 % est reconduite pour le présent contrat et sera désormais allouée à une plus grande proportion d’officiers, soit près des trois quarts plutôt que la moitié. D’ici au maximum deux ans, une évaluation sera effectuée au terme de laquelle la prime pourrait être intégrée directement au salaire. L’employeur assumera une plus grande part des assurances collectives, soit l’équivalent d’ici trois ans de 1,00 $ supplémentaire par jour.
Pour ce qui est du salaire et de la retraite, les officiers obtiendront la même chose que ce qui aura été négocié par le Front commun du secteur public. « Nous tenons à encourager les salariés du public qui effectuent des journées de grève ces temps-ci. Le cadre financier gouvernemental est inacceptable. Il s’agit d’un appauvrissement important des salariés de l’État qui pourrait nuire à l’ensemble de l’économie du Québec », soutient le directeur québécois des Métallos, Daniel Roy.