Conflit de travail chez Delastek - Les sections locales d’Unifor de l'aérospatiale sensibiliseront leur employeur

Montréal, le 24 juin 2015 – Réunis lors d’une rencontre en début de semaine, les dirigeants des sections locales 62, 508, 510, 522, 698, 728, 1956 et 2889, membres du syndicat Unifor, ont décidé de faire un pas de plus pour soutenir leurs consoeurs et confrères de la section locale 1209 qui sont en grève chez Delastek. En effet, ils vont mener une campagne de sensibilisation auprès de leur employeur respectif afin de donner de l’information sur le conflit. Il faut préciser que plusieurs de ces employeurs, dont notamment Pratt & Withney, Bombardier, CMC Électronique ou CAE, sont des clients existants ou potentiels de Delastek.

Compte tenu des défis mondiaux auxquels les entreprises du secteur de l’aérospatiale du Québec font face, elles doivent entre autres s’assurer d’utiliser des pièces qui répondent aux plus hauts standards de qualité et dans certains cas, à une règlementation bien définie. « Dans ce contexte, nous nous questionnons sur la qualité de production alors que la cinquantaine de salariés expérimentés et habitués de faire le travail ne le font plus puisqu’ils sont en grève », a mentionné Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor.

Il faut préciser que les sections locales qui étaient présentes à la rencontre ont déjà fourni une aide financière à leurs collègues de la section locale 1209. « Nous cherchions comment faire plus pour les soutenir et on pense qu’en sensibilisant les grandes entreprises qui sont aussi nos employeurs, ça pourrait aider à ce que le conflit se règle », a précisé le directeur québécois. Rappelons que l’usine Delastek emploie près de cinquante syndiqués et fabrique des composantes de pièces aéronautiques.

Un dossier qui s’enlise

En grève depuis le 1er avril dernier, les membres de la section locale se battent pour le respect du travail syndiqué qui relève de l’accréditation syndicale. Les relations de travail sont tendues depuis longtemps en raison de cette question. Les discussions n’en étaient même pas au monétaire lorsque le conflit a éclaté. Une prochaine rencontre en conciliation est prévue le 9 juillet prochain. « On espère réellement que les négociations puissent avancer, car c’est à la table de négociation que l’on règlera ce dossier et nulle part ailleurs », a expliqué Luc Deschênes, représentant national d’Unifor, responsable du dossier.

À propos d’Unifor

Fondé en août 2013, Unifor a été créé par la rencontre du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA). Le syndicat représente plus de 305 000 membres au Canada, dont près de 55 000 au Québec. Unifor est aussi affilié à la plus grande centrale syndicale québécoise, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).