Annulation de la fusion des commissions scolaires - Une bonne nouvelle mais un réseau toujours en crise

Les employés des écoles primaires et secondaires du Québec membres du SCFP ont une réaction partagée à l’annulation du projet de fusion des commissions scolaires du Québec. D’un côté, ils sont soulagés de voir mis de côté un projet qui aurait été voué à l’échec pour de multiples raisons. De l’autre, ils sont toujours aussi inquiets de la détérioration continuelle des services aux élèves et de l’avenir de la gouvernance du réseau scolaire.

«Depuis le début de ce débat, nous avons toujours dit: la fusion des commissions scolaires n’aurait pas permis de réaliser des économies. Elle aurait aussi énormément compliqué la reddition de services dans des commissions scolaires aux territoires devenus énormes. Il est extrêmement dommage que nous ayons perdu du temps avec ce dossier alors qu’il y a tant d’autres problèmes à régler», selon Guillaume Bégin, président du Syndicat des professionnelles et professionnels Laval‒Rive-Nord (SPPLRN-SCFP 5222).

«Malheureusement, nous attendons toujours que le ministre de l’Éducation nous rassure au sujet de la réduction constante des services aux élèves. On ne perçoit malheureusement aucune écoute, aucune ouverture sur ce sujet critique», a déploré Marie-Josée Alvarez, vice-présidente du SCFP-Québec représentant le Secteur de l’éducation.