Abolition des commissions scolaires - Le ministre Blais veut-il marginaliser les employés de soutien?

Pierre Degray, président du Conseil provincial du soutien scolaire (CPSS)Les employés de soutien des écoles primaires et secondaires du Québec risquent-ils d’être mis de côté par l’abolition des commissions scolaires? C’est ce qui semble transpirer des intentions du gouvernement Couillard et du ministre de l’Éducation François Blais, si l’on se fie à l’article Des commissions scolaires sans pouvoir de taxation du journal La Presse du 2 juin.

En effet, des documents obtenus par La Presse indiquent que le gouvernement du Québec se prépare à créer des conseils scolaires qui remplaceraient les commissions scolaires et seraient composés de 15 membres. Parmi ces membres, on dénombrerait des représentants des parents, des enseignants et d’une multitude d’intervenants, y compris du milieu des affaires et du monde municipal… mais aucun représentant du personnel de soutien.

«Le personnel de soutien, c’est un pan vital de nos écoles. Ce sont les secrétaires, les éducatrices en service de garde, les concierges, les ouvriers spécialisés, les techniciennes en éducation spécialisée et bien d’autres. Ils détiennent une expertise irremplaçable et une connaissance unique du terrain. Leur contribution à la gouvernance scolaire est indispensable», a expliqué Pierre Degray, président du Conseil provincial du soutien scolaire (CPSS) du SCFP-Québec.