LA RÉPRESSION SYNDICALE AU SALVADOR

On aperçoit le président du groupe de solidarité québécoise Dario Garcia recevoir un présent destiné à M. Nieto. Apparaissent également trois membres de la même organisation de solidarité, Mmes Rosario Salguero et Araceli Rivas, ainsi que Guy Roy, aussi m

On aperçoit le président du groupe de solidarité québécoise Dario Garcia recevoir un présent destiné à M. Nieto. Apparaissent également trois membres de la même organisation de solidarité, Mmes Rosario Salguero et Araceli Rivas, ainsi que Guy Roy, aussi militant de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Le présent est remis par André Leclerc, directeur du Service de la solidarité internationale à la FTQ accompagné ici de Patrick Rondeau de la section locale 574 du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB).

C’est la question dont devait venir traiter le syndicaliste salvadorien, Fidel Nieto lors d’une tournée au Québec et au Canada. Le Canada lui a refusé son visa et il a dû reporter cette mission. Le président de la FTQ, Henri Massé, a protesté dans une lettre auprès des autorités canadiennes et a demandé qu’un visa soit émis. La FTQ a tout de même accueilli dans ses bureaux des représentants de l’Organisation québécoise de solidarité internationale pour les droits humains, qui avait invité M. Nieto. Ces derniers ont expliqué que même si un accord de paix a mis fin à la guerre civile au Salvador, il y a maintenant quatorze ans, la répression à l’égard des militants politiques et syndicaux demeure intense. Sous prétexte de lutte au terrorisme, on interdit l’action collective qui ne vise pourtant qu’à améliorer les conditions de vie et de travail du pays et à défendre les services publics contre les privatisations sauvages.