Don McKay, un militant sensible aux causes des minorités

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Don McKay

Don McKay est né dans la ville de Hawera, en Nouvelle-Zélande. Pays situé dans l’hémisphère sud de l’océan Pacifique, au sud-est du continent australien.
Don est arrivé à Montréal en 1967, à l’âge de 18 ans. Cependant, ses premières expériences en tant qu’immigrant ont débuté en 1961. Alors âgé de 12 ans, il s’installe en Colombie-Britannique où son père a trouvé un emploi dans son domaine, le design industriel.

Don McKay est né dans la ville de Hawera, en Nouvelle-Zélande. Pays situé dans l’hémisphère sud de l’océan Pacifique, au sud-est du continent australien.

Don est arrivé à Montréal en 1967, à l’âge de 18 ans. Cependant, ses premières expériences en tant qu’immigrant ont débuté en 1961. Alors âgé de 12 ans, il s’installe en Colombie-Britannique où son père a trouvé un emploi dans son domaine, le design industriel.

Plusieurs éléments ont marqué le jeune Don à son arrivée, notamment l’hiver avec la neige et le « frette ». Même si en Nouvelle-Zélande il y a de la neige sur le sommet des montagnes, c’est en culottes courtes et pieds nus que Don a vécu son enfance néozélandaise. De surcroît, c’est en plein cœur de l’été qu’il quitte son pays, au mois de janvier, et arrive en plein hiver sur le sol canadien. Outre les changements climatiques, Don fait face à plusieurs nouveautés : c’est la première fois qu’il voit une télévision, une laveuse électrique et autant de voitures qui circulent…

L’emploi qu’occupe son père amène la famille à déménager presque tous les ans, ce qui lui a permis de connaître plusieurs coins du pays. Lors de son arrivée à Montréal, il saisit rapidement l’ampleur des changements sociaux en cours et a tout de suite envie de s’impliquer.

Le français, la voie de l’intégration
Pour pouvoir participer activement à la vie citoyenne, il décide d’apprendre le français. « Je me suis trouvé un emploi d’entretien ménager au St-Hubert BBQ, où j’étais le seul anglophone. J’ai gagné le respect des autres travailleurs en faisant l’effort de parler en français et j’ai reçu beaucoup d’aide de leur part ».

Deux ans plus tard, en 1969, alors qu’il est étudiant à l’Université Concordia et journaliste pour le journal universitaire, il participe à l’occupation dans « l’affaire Sir George Williams » où l’on revendiquait une enquête impartiale sur des accusations de racisme. Il a été battu, emprisonné, expulsé de l’Université, menacé de déportation et ultimement acquitté et blanchi de toute accusation en 1975, à la suite de son procès.

À la suite de son expulsion de l’Université, l’accès aux autres établissements universitaires lui est refusé. Le réseau de contacts de son passé journalistique lui a permis de trouver un emploi de typographe dans une première imprimerie non syndiquée et c’est en 1973 que son travail en milieu syndiqué débute.

Le mouvement syndical : un milieu ouvert
Don a rapidement senti que les personnes immigrantes ont une place dans le mouvement syndical.

« Deux dirigeants bien connus de l’Union typographique à Québec étaient immigrants : Gustave Francq, le fondateur du Monde ouvrier, était membre de la section locale 145. Kalmen Kaplansky, pionnier des droits de la personne au Congrès du travail du Canada (CTC) et sur le plan international, était également membre de ma section locale d’origine, le 176. Il était à sa retraite lorsque je l’ai rencontré dans les années 70. »Dès 1975, Don s’implique dans son syndicat local, soit la section locale 176 de l’Union typographique, aujourd’hui la section locale 145 du SCEP. En 1982, il deviendra permanent syndical.

Tout au cours de sa vie, il s’implique activement dans la lutte contre les discriminations et la défense des droits, particulièrement dans les cas des autochtones, des personnes de couleur et des handicapés. Il s’implique également auprès des personnes alcooliques et des toxicomanes, notamment en tant que délégué social. Il est aussi membre fondateur du comité des personnes immigrantes de la FTQ.

Don, comme beaucoup d’autres personnes immigrantes, marque l’histoire du syndicalisme au Québec.