Suppression d’emplois chez Bombardier: réactions de la FTQ et de l’AIMTA

Montréal, le 8 novembre 2018. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA) réagissent avec colère à la façon de faire de Bombardier qui annonce ce matin la mise à pied de quelque 2 500 travailleurs et travailleuses au Québec, et ce sans aucun avertissement.

«Ce n’est pas une manière responsable de communiquer un message à ses employés. Ce que vient de faire Bombardier, c’est de semer l’inquiétude parmi tous ses travailleurs et travailleuses puisqu’on ignore en ce moment quels seront les services qui seront affectés par les mises à pied. Bombardier, c’est 15 000 emplois dans les régions de Montréal et de Québec. Aujourd’hui, c’est 15 000 familles qui s’inquiètent pour leur avenir. L’entreprise a le devoir de rassurer ses travailleurs et travailleuses et d’amorcer un dialogue productif avec l’AIMTA afin de réduire au minimum l’impact de ses mises à pied sur son personnel», déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

«Nous avons bien l’intention de réclamer des comptes à Bombardier. Même si ces mises à pied doivent s’effectuer sur une période de 18 mois, ce que nous déplorons, entre autres, c’est l’incertitude qu’elles sèment auprès de tous les travailleurs et travailleuses de Bombardier et le message négatif qu’envoie l’entreprise à toute l’industrie, alors qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de l’aéronautique. Nous sommes déjà en contact avec le bureau du ministre du Travail Jean Boulet afin d’étudier avec le gouvernement toutes les options qui s’offrent à nous», conclut David Chartrand, le coordinateur québécois de l’AIMTA.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.