Réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) - Réaction de la FTQ

Montréal, le 10 juillet 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend note des rectifications du gouvernement dans la dernière mouture de son projet de réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), mais estime qu’elles sont minces et ne corrigent pas suffisamment les irritants soulevés. S’il faut constater le changement de cap en ce qui a trait aux étudiantes et étudiants immigrants qui obtiendront leur diplôme en 2020 afin qu’ils puissent profiter du régime actuel, nous déplorons le fait que le gouvernement ajoute des bâtons dans les roues concernant les personnes immigrantes souhaitant profiter d’une voie rapide pour obtenir leur résidence permanente, ce qui était à l’origine l’objectif du PEQ.

« Le gouvernement laisse tomber les étudiants étrangers déjà au Québec qui obtiendront leur diplôme après 2020, cela est injuste. Aussi, qu’en est-il des étudiants étrangers qui ont dû interrompre leur formation en raison de la COVID-19 ? Nous aurions apprécié au minimum un statu quo pour les étudiants déjà engagés dans un programme. Même si Québec assouplit les délais en ce qui a trait à l’expérience de travail, nous craignons que ces mêmes délais pour certaines catégories de travailleurs ne découragent les hommes et les femmes qui, de bonne foi, ont choisi le Québec comme terre d’accueil », déclare le secrétaire de la FTQ, Denis Bolduc.

« Pour la FTQ, le PEQ doit demeurer une voie rapide et accessible à la résidence permanente. Il apparait que la nouvelle version du programme complique inutilement le chemin pour obtenir la résidence. Le gouvernement et la ministre doivent faire preuve d’ouverture et revenir à un équilibre permettant de répondre à des besoins non seulement économiques, mais aussi humanitaires en accord avec la vision sociale et culturelle de la société inclusive que nous voulons pour le Québec », conclut le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.