Réforme de la Loi 101 et projet de loi no 96 - Un sondage commandé par la FTQ confirme l’urgence de protéger la langue française

Montréal, le 21 septembre 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) inquiète face à l’avenir du français au Québec et à l’approche de son témoignage en commission parlementaire sur le projet de loi no 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, rend public un sondage Léger dans lequel 73% des personnes répondantes considèrent qu’il est urgent de protéger la langue française au Québec (69% chez les plus jeunes et 53% chez les personnes immigrantes).

Ce sondage a été réalisé auprès de 2 000 personnes entre le 9 et le 15 juin 2021. Fait important, la FTQ a demandé à la firme Léger d’inclure dans le sondage 500 répondants, travailleurs et travailleuses âgés entre 18 et 34 ans et 500 répondants nés à l’extérieur du Canada ou dont les deux parents sont nés à l’extérieur afin de connaitre l’opinion des jeunes et des personnes immigrantes ou enfants d’immigrants sur le français au Québec.

Aussi, 71% des répondants estiment qu’il est essentiel d’imposer le français comme langue du travail au Québec (64% chez les jeunes travailleurs et travailleuses, 48% chez les personnes immigrantes et enfants d’immigrants).

«Ce sondage démontre bien notre préoccupation à savoir que le français doit être protégé, mais il met en même temps en lumière nos inquiétudes quant à l’avenir du français dans le monde du travail. À la FTQ, ça fait longtemps que nous réclamons un coup de barre afin d’assurer la prédominance du français au travail», déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Ce qui est aussi source d’inquiétude c’est que 27% des personnes répondantes estiment qu’il est normal d’avoir à travailler en anglais au Québec.

«Non, ce n’est pas normal d’avoir à travailler en anglais au Québec, c’est pourquoi la FTQ demande entre autres dans le mémoire présenté dans le cadre de la consultation sur le projet de loi no 96 d’ajouter dans le préambule de la Charte des droits et libertés de la personne le texte suivant “Toute personne a droit de vivre en français dans la mesure prévue par la Charte de la langue française”, ce qui enverrait un message fort aux tribunaux qui ont souvent interprété de manière restrictive la Charte de la langue française», ajoute le secrétaire général.

Québec doit faire du français une affaire d’État en mettant fin à la pratique du bilinguisme institutionnel et en garantissant le droit de travailler en français au sein de l’État québécois. «L’État doit donner l’exemple. Quant à la francisation des entreprises, nous saluons la décision de Québec dans son projet de loi d’appliquer la loi aux entreprises de 25 à 49 employés, une revendication historique de la FTQ», conclut le secrétaire général.

Nous croyons aussi important de rappeler l’importance d’améliorer le processus de francisation pour les personnes immigrantes adultes. Le Québec est fier de ses enfants de la Loi 101, mais il faudra aussi devenir fier des adultes de la Charte de la langue française. À la FTQ, nous croyons en cette francisation sur les lieux de travail, et ce, pendant les heures de travail. C’est ainsi que nous construirons une société plus inclusive et que nous travaillerons à protéger la minorité française d’Amérique du Nord.

La FTQ sera en commission parlementaire sur le projet de loi no 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, le 22 septembre à 11 h 15. Vous pouvez suivre la présentation de la FTQ sur le site de l’Assemblée nationale au : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/en-direct-webdiffusion.html.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.