Réaction de la FTQ à l’accord de libre-échange sur l’ALENA

Montréal, le 1er octobre 2018. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réagit avec une certaine appréhension à l’annonce d’un accord sur le libre-échange avec les États-Unis, le Mexique et le Canada. « Le fait que le Canada ait cédé sur la question de la gestion de l’offre dans le domaine du lait et des importations de poulet, des œufs et de dindons constitue un échec. La FTQ aurait souhaité plus de détermination de la part du Canada pour bien faire comprendre aux États-Unis que le marché laitier n’était pas négociable », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Pour la FTQ, le diable se cache dans les détails et il faudra se donner du temps pour bien analyser toutes les retombées de cet accord. « Cependant, nous constatons que le Canada a également cédé sur la protection des brevets pharmaceutiques américains qui passent de 8 à 10 ans, ce qui fera assurément augmenter le prix des médicaments, d’où l’urgence pour le Québec et le Canada d’instaurer une assurance médicaments publique et universelle », ajoute le président de la FTQ.

Le Canada n’a pas réussi non plus à faire tomber les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium et n’a toujours pas réglé le litige sur le bois d’œuvre. « Plusieurs questions restent sans réponse pour le moment. Qu’en est-il des droits du travail et syndicaux? Du respect des engagements en matière de climat et d’environnement? De l’exclusion de l’accord des marchés publics des provinces et des États? Pour le moment, nous sommes en attente de réponse et notre inquiétude est vive », conclut Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.