Réaction au lancement de la Stratégie du Québec pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2022-2027

« Il en faudra plus pour atteindre l’égalité d’ici 2027. »  – Denis Bolduc, Secrétaire général de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue la mise en place de la stratégie gouvernementale, qui comporte des investissements de 124 millions de dollars sur 5 ans dont 100,1 millions d’argent frais pour les nouvelles actions.

« Il s’agit-là d’un investissement nettement plus intéressant que le maigre montant accordé à la stratégie d’égalité précédente (2017-2021). Toutefois, comme la pandémie a fait reculer l’égalité entre les hommes et les femmes, il reste à voir si cette somme sera suffisante pour réellement faire progresser l’égalité des genres au Québec. La société québécoise ne peut pas se permettre de stagner sur cette question », déclare Nathaly Guillemette, vice-présidente représentant les femmes de la FTQ et présidente du Comité d’actions féministes de la centrale.

La FTQ salue les efforts supplémentaires pour renforcer l’application de l’analyse différenciée selon les sexes. « L’application systématique de l’ADS+ dans tous les ministères et organismes est cruciale pour prévenir la création de situations inégalitaires. D’autre part, si la stratégie gouvernementale propose des mesures en matière de conciliation travail-vie personnelle, nous aurions souhaité que le gouvernement annonce le dépôt d’une loi-cadre sur la conciliation famille-travail-études », déclare Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ.

La FTQ ne peut qu’être déçue par les mesures proposées pour valoriser les emplois à prédominance féminine, qui sont axées sur la sensibilisation et la promotion des droits du travail. « La pénurie de main d’œuvre frappe sévèrement les métiers à prédominance féminine. Ce dont les personnes qui travaillent dans des emplois majoritairement féminins ont besoin, c’est d’une amélioration substantielle de leurs conditions salariales et d’exercices d’emploi. Valoriser ces emplois-là, c’est aussi reconnaître la valeur du travail effectué et le rémunérer à sa juste valeur », ajoute Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ.

« L’égalité de fait entre les femmes et les hommes n’est pas atteinte. Les discriminations persistent et un sérieux coup de barre est nécessaire pour faire avancer la société québécoise sur cet enjeu. Nous espérons que le gouvernement pourra répondre aux attentes avec cette stratégie gouvernementale et nous sommes prêts à collaborer avec lui à cette fin », conclut le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses, dont 40 % sont des femmes.