Réaction de la FTQ au budget de la ministre des Finances, Chrystia Freeland

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ (Photo: Eric Demers)

Un pas dans la bonne direction pour l’assurance médicaments

Montréal, le 7 avril 2022. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se réjouit que sa revendication de mise sur pied d’un régime public et universel d’assurance médicaments trouve enfin écho. La centrale demeure prudente quant aux conditions de sa réalisation.

« Rappelons que nous ne voulons plus du régime hybride d’assurance médicaments présent au Québec. Il faudra s’assurer que le gouvernement provincial s’assoie et qu’il négocie avec Ottawa pour mettre en place un régime qui est équivalent ou supérieur à celui proposé par le fédéral. Nous suivrons le dossier de très près et analyserons le projet de loi qui sera déposé en 2023 avec attention parce que le diable est dans les détails! », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

La FTQ tient également à saluer la hausse d’imposition des banques et des entreprises d’assurances, lesquelles ont engrangé des profits scandaleux. Il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour une répartition plus juste de la richesse. Concernant le logement, le budget prévoit plusieurs mesures intéressantes pour les premiers acheteurs. Or, la construction de 100 000 logements sur 5 ans à l’échelle canadienne nous apparait insuffisante considérant la crise actuelle.

Plusieurs des mesures et programmes proposés par le gouvernement fédéral restent à être analysés afin d’en évaluer les véritables gains pour la population. La FTQ attend avec impatience la réforme promise sur l’assurance-emploi, dont les consultations trainent en longueur. « Le temps des consultations est terminé. Le gouvernement sait exactement ce qu’on demande. Il est temps de voir aboutir une vraie réforme pour les travailleurs et les travailleuses. Cela a assez duré », ajoute Denis Bolduc.

Concernant le Transfert canadien en matière de santé, il ne faut pas se leurrer, la hausse prévue par Ottawa est uniquement due à la croissance du PIB. La contribution du gouvernement fédéral demeure inférieure aux 35 % nécessaires pour financer adéquatement les dépenses de santé.

« Au lendemain du dévoilement du rapport du GIEC, nous nous attendions à un plan environnemental plus solide qui prend en compte les transitions sur le marché du travail », affirme Denis Bolduc.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.