Premier budget du gouvernement de la CAQ : les attentes de la FTQ

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Eric Demers

Réinvestir dans les services publics: une priorité

Montréal, le 5 mars 2019. – À l’approche du dépôt du premier budget du ministre des Finances, Éric Girard, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) fait connaître ses priorités afin de faire du Québec une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire. Avec un surplus budgétaire anticipé de 3,4 à 4,6 milliards de dollars, selon les données de l’Institut du Québec, le manque de fonds publics n’est plus un argument pour sous-financer les services publics.

Pour la FTQ, il devient urgent de réinvestir dans la santé, l’éducation et les programmes sociaux. «L’austérité libérale a fait mal à la population, ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses de l’État. Diminution de l’accès aux soins, effritement du panier de services, réduction de l’aide aux élèves en difficulté et dans les services et les soins offerts dans les résidences pour personnes aînées ne sont que quelques-uns des effets des coupes libérales. Le nouveau gouvernement doit être à l’écoute de la population qui a assez souffert et injecter les sommes nécessaires pour assurer le bien-être des Québécois et Québécoises», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Parmi les autres priorités de la FTQ, le gouvernement doit renforcer et développer le réseau des Centres de la petite enfance (CPE), agir avec prudence en ce qui a trait à l’allégement fiscal et planifier une transition énergétique et numérique juste. La centrale souhaite aussi la mise en place de mesures pour contrer la rareté de la main-d’œuvre qui respectent les aspirations des travailleurs et travailleuses notamment en améliorant les conditions de travail et en haussant le salaire minimum à 15$ l’heure le plus rapidement possible.

La FTQ interpelle également le gouvernement pour qu’il mette en place un régime d’assurance médicaments universel et entièrement public. «Le temps est venu d’assurer l’accès aux médicaments pour tous et toutes. En plus de réaliser des économies de 1 à 3 milliards de dollars par année pour l’État québécois, un régime public et universel permettrait entre autres d’améliorer l’accès, l’équité et l’efficacité pour l’ensemble de la population. Les obstacles à l’adoption d’un tel régime ne sont pas économiques, mais politiques. Il y a encore des gens qui se privent de médicaments faute de moyen», ajoute le président de la FTQ.

Enfin, le gouvernement de la CAQ doit négocier des conditions de travail justes et équitables pour les salariés du secteur public. Les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) montrent que le salaire moyen des employés du secteur public accuse un retard de 13,7% par rapport à l’ensemble des autres salariés québécois. «Un rattrapage s’impose. Il faut rémunérer convenablement ceux et celles qui donnent les services à la population québécoise. Il est aussi urgent d’améliorer les conditions de travail qui se sont gravement détériorées au fil des ans», conclut le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.