La FTQ réagit à la sortie de la ministre québécoise de la Santé sur le régime d’assurance médicaments

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Eric Demers

«C’est faux de prétendre que le régime actuel fonctionne bien, nous avons besoin d’un régime public et universel.» – Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 20 mars 2019. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’inscrit en faux contre la déclaration de la ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann, qui soutient que le régime actuel au Québec est «un bon système… qui fonctionne bien».

La FTQ, avec ses partenaires, a déjà clairement démontré que le régime actuel d’assurance médicaments public/privé est désuet et prive des milliers de personnes de médicaments parce qu’elles n’ont pas les moyens de se les payer. «Le régime actuel n’est accessible qu’aux personnes n’ayant pas de régime privé d’assurance. De plus, ces régimes sont de plus en plus dispendieux et certains syndicats prennent la décision difficile de les abandonner. De plus, il faut savoir qu’un véritable régime d’assurance médicaments public et universel permettrait au Québec d’économiser entre 1 et 3 milliards de dollars par année. Cela la ministre doit en prendre acte», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«C’est pour cela que, depuis plusieurs mois, nous sommes en campagne pour réclamer du gouvernement du Québec – et aussi du gouvernement canadien – l’implantation d’un véritable régime d’assurance médicaments public et universel. Au Québec seulement, on estime que près de 10 % de la population n’est pas en mesure de se payer ses médicaments d’ordonnance en raison des coûts. Nous n’avons pas le droit de les abandonner. Nous invitons la ministre et le gouvernement de la CAQ à faire preuve de bon sens et à donner aux Québécois et aux Québécoises la couverture d’assurance qu’ils méritent. Par ailleurs, nous sommes d’accord avec la ministre lorsqu’elle affirme que l’assurance médicaments est un champ de compétence provincial et cela Ottawa devra en tenir compte», conclut le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Consulter le site de la campagne.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.