La FTQ réagit à la mise à jour économique du gouvernement Legault

Daniel Boyer, président de la FTQ

Daniel Boyer, président de la FTQ. Photo: Eric Demers

«Dommage que la CAQ n’ait pas tourné la page de l’austérité libérale en réinvestissant dans les services publics.» –Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 3 décembre 2018. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) rappelle que les surplus de 3,9 milliards de dollars annoncés dans la mise à jour économique sont le fruit des années de compressions et de coupes dans les services publics orchestrées par les libéraux et qui ont mis à mal les services à la population. C’est bien de donner un minimum d’oxygène aux familles, aux personnes ainées, mais dans cet exercice, nous ne pouvons passer sous silence le sacrifice des travailleurs et travailleuses du secteur public.

«Le gouvernement de François Legault aurait pu faire oublier les années de misère des libéraux en réinvestissant massivement dans les services publics: en santé, en éducation et dans les programmes sociaux. L’austérité libérale a fait mal à la population, nous restons sur notre faim», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ rappelle que lors du discours inaugural, le gouvernement s’était donné trois priorités: l’éducation, la santé et l’économie. Or, dans la mise à jour, il n’y a rien en éducation et en santé. Par exemple, la FTQ aurait aimé que le gouvernement caquiste prenne l’engagement de donner aux Québécois et Québécoises un véritable régime d’assurance médicaments entièrement public et universel. «Nous avons actuellement un régime privé et public déficient. C’est 9% de la population qui ne prennent pas leurs médicaments pour des raisons de couts. Les dépenses en médicaments au Québec sont parmi les plus élevées au monde, un régime entièrement public pourrait nous faire économiser jusqu’à 3 milliards de dollars annuellement», ajoute Daniel Boyer.

Quant à l’aide aux entreprises, via entre autres un crédit d’impôt sur l’investissement, nous aurions souhaité que cela soit conditionnel à la création d’emplois de qualité. Également, alors que nous sommes en situation de pénurie de main-d’œuvre, Québec aurait pu profiter de l’occasion pour se démarquer de l’ancien gouvernement en annonçant une hausse du salaire minimum le plus rapidement possible à 15$ l’heure. «L’économie se porte bien, c’est le temps d’agir. Ça n’a pas de bon sens que ceux et celles qui travaillent actuellement au salaire minimum ne puissent boucler leur budget, qu’ils doivent se fier aux banques alimentaires pour arriver à nourrir leur famille et qu’ils ne puissent vivre dignement de leur travail», poursuit le président de la FTQ.

«Nos attentes restent grandes et le gouvernement de la CAQ devra livrer la marchandise lors du budget du printemps prochain, particulièrement en éducation, en santé et en économie», conclut le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.